Santé et longévité, comment les améliorer ?

Santé et longévité, comment les améliorer ?

Si l'on vous dit que la santé est le bien le plus précieux que vous puissiez posséder, c'est une vérité. Sans la santé, rien n'est possible. Ainsi, cette valeur a toujours été considérée de manière constante au cours des âges. Soit vous avez la santé, soit vous êtes malade. Pourtant, un autre concept plus variable aurait certainement autant de valeur que la santé, celui de la longévité.. 

 

Plus difficile à définir, la longévité a largement varié au cours des époques. Si dans l'antiquité certains sages dépassaient facilement les 80 ans, la plupart des mortels étaient déjà considérés comme âgés après 50 ans. 

 

La science médicale a permis une évolution de la longévité humaine...

Fort heureusement les avancées de la médecine et de la biologie ont permis une avancée significative sur ce critère. La médecine du 19 et du 20ème siècle, malgré trois guerres sanglantes et abominables, ont progressé rapidement. Actuellement, la médecine du 21ème siècle évolue encore plus vite.


Ainsi, maintenir la santé sur la durée, cela veut dire vivre plus longtemps mais en bonne santé, en réduisant les risques de maladies graves ou handicapantes au quotidien (sarcopénie, cancer, diabète, surdité, cécité...). Cela veut dire vivre mieux avec toutes ses capacités et plus longtemps...

 

Santé, vieillissement, longévité, comme leur donner une définition ?

D'un point de vue purement biologique, la notion de santé fait référence au terme d'homéostasie, autrement dit d'équilibre au niveau cellulaire (pH neutre, entrée et sortie des nutriments en fonction du métabolisme) et organique. Cela implique une synthèse suffisante des protéines et peptides nécessaires au bon fonctionnement des cellules et des organes.


Cet équilibre de l'homéostasie implique aussi le système nerveux (maintien du bien-être, du cerveau, du cœur, des muscles...) et le système immunitaire qui se doit de répondre aux éventuelles menaces (virus, microbes, bactéries, toxines...) sans s'emballer pour autant.


Cet équilibre est également celui d'un maintien harmonieux entre l'inflammation (lorsqu'elle est nécessaire) et les facteurs anti-inflammatoires. En une phrase, l'ensemble de ces métabolismes doit pouvoir vous garantir un bien-être quotidien, directement témoin de l'absence de douleurs aiguës, ponctuelles ou chroniques (inflammations).


Vos cellules génèrent de l'énergie, elles vivent mais finissent par se dégrader avec le temps. Pourquoi ?

Les premiers signes du vieillissement sont complexes mais l'un d'entre-eux est directement lié au fonctionnement permanent de vos cellules, en fonction de l'énergie qu'elles génèrent. Pour se maintenir en vie, vos cellules synthétisent des molécules comme l'ATP et la créatine phosphate ou se servent de cofacteurs enzymatiques comme le NADH ou le FAD pour générer de l'énergie ou la déplacer. Nécessairement, cette synthèse d'énergie cellulaire va entraîner la création de déchets cellulaires et organiques.

 

La génération d'ATP entraîne la présence de déchets métaboliques

Si vos cellules se débarrassent très bien de ces résidus métaboliques, ce nettoyage devient plus difficile avec les années qui passent. Ces déchets issus, du métabolisme s'accumulent dans l'organisme. Ils finissent par réduire l'équilibre fragile de l'homéostasie en bloquant des processus métaboliques essentiels.

 

Là aussi, ces processus néfastes à la santé mais pourtant indispensables à la vie, contribuent au vieillissement de l'organisme à plus ou moins long terme... Autrement dit, la synthèse d'énergie nécessaire à la vie de nos cellules à partir du glucose et de l'oxygène est un processus essentiel à la vie mais c'est aussi celui qui, de manière paradoxale, finira par nous tuer tôt ou tard...


Le vieillissement entraîne des erreurs de traduction de l'ADN en protéines fonctionnelles

De la même manière, le fonctionnement quotidien de votre ADN finira par générer des erreurs alors que de nombreuses agressions venus des radicaux libres vont déstabiliser les brins d'ARN pour mettre en péril la traduction du code génétique en protéines. Il faudra ensuite réparer votre ADN cellulaire afin de maintenir l'intégrité du code génétique de chaque cellule.


Le rapport quotidien entre les pro-oxydants (radicaux libres) et les antioxydants contribue ainsi au vieillissement cellulaire de manière très progressive dans le temps.

Les antioxydants protègent l'ADN de nos cellules

Votre organisme a besoin des antioxydants végétaux et vitaminiques


Autrement dit, la science a démontré qu'une alimentation riche en fruits et légumes (et donc riche en antioxydants) contribue au fonctionnement sain de notre organisme, avec un recul de l'apoptose cellulaire prématurée (mort des cellules), un des premiers signes du vieillissement organique.


D'autres mécanismes et processus cellulaires sont mis en péril ou ralentis à cause du vieillissement global ou local de l'organisme. Est-il cependant possible d'énumérer les différentes causes de ces dérèglements cellulaires ou organiques qui finissent par nous conduire vers la fin ?


A vrai dire, c'est précisément ce que font les chercheurs. Ces derniers ont publié en 2013 un article intitulé The Hallmarks of Aging (1) qui énumère les douze principales causes de ce déséquilibre mortifère au cours du temps. Article plusieurs fois remis à jour, les chercheurs considéraient que les causes du vieillissement étaient au nombre de neuf, puis de douze en 2025, date de la dernière mise à jour de cet article référence.

 

Essayons de revenir brièvement sur ce que cet article énonce afin de mieux en comprendre les mécanismes liés à l'âge... 


L'article The Hallmarks of Aging énumère les principales causes et processus responsables du vieillissement

Devenu désormais célèbre dans le monde entier, cet article a été écrit il y a plus de 12 ans de cela. Entre temps, la recherche sur le vieillissement de l'être humain a considérablement évolué. Entre la première version de l'article en 2013 et celle de 2025, plus de 30000 articles ont été publiés sur l'ensemble des sujets énoncés ci-dessous, ce qui est considérable.

 

Mais actuellement, la recherche scientifique dénombre 12 causes d'instabilité biologique qui entraîne le vieillissement progressif du corps humain. Il s'agit de :

 

1 - Instabilité du génome

2 - Attrition progressive des télomères

3 - Altération épigénétique

4 - Perte de la protéostasie, l'équilibre des protéines

5 - Dérèglement de l'autophagie

6 - Dérégulation d'utilisation des nutriments

7 - Dysfonctionnement des mitochondries

8 - Sénescence cellulaire

9 - Épuisement des cellules souches

10 - Altération de la communication intracellulaire

11 - Inflammation chronique 

12 - Dysbiose (déséquilibre du microbiote)

 

Ne prenez pas peur devant des termes scientifiques que vous ne comprenez pas. Nous allons les expliquer un par un, de manière simple, résumée et vulgarisée. 


L'instabilité du génome, une des premières causes du vieillissement cellulaire

Disons tout d'abord que les 12 causes du vieillissement ont été énoncées sans ordre distinct et non pas par ordre d'importance puisqu'elles sont toutes responsables du vieillissement cellulaire et organique, pas plus l'une que l'autre. Cependant, l'instabilité du génome, le code intime qui fait ce que vous êtes, fait partie des sources du vieillissement les plus impactantes pour l'organisme.

 

Rappelons que lorsque l'on parle du génome, il s'agit du génome du noyau cellulaire mais aussi des mitochondries qui possèdent leur propre ADN. Les mitochondries subissent elles aussi des dommages avec le temps. 

 

La stabilité du génome est constamment menacée par les radicaux libres...

L'intégrité et la stabilité du génome est en permanence menacée par des agents chimiques, physiques et biologiques exogènes. Mais d'un point de vue endogène, il peut s'agir d'erreurs de réplication de l'ADN et des chromosomes (2).

Les processus oxydatifs quotidiens générés par les radicaux libres contribuent à une instabilité progressive du génome dans le temps. Ce type de lésions génétiques peut entraîner des mutations ponctuelles, des erreurs de transcription des protéines, un raccourcissement des télomères, des cassures de l'ADN ou de l'ARN, des réarrangements chromosomiques ou des perturbations génétiques causées par l'intégration de virus. Toutes ces altérations moléculaires contribuent au vieillissement normal et pathologique.

Le génome humain peut s'altérer dans le temps à cause de :

- Des substances chimiques, physiques ou biologiques exogènes (toxines, polluants, radicaux libres...)

- Des dommages oxydatifs créés par des radicaux libres qui engendrent une instabilité du génome dans le temps : des mutations indésirables apparaissent progressivement

- Des erreurs de transcription de l'ADN en protéines se produisent avec le temps

- Les télomères de vos chromosomes raccourcissent

- Des cassures de l'ADN ou de l'ARN perturbent le fonctionnement des gènes

- L'intégration du génome de virus peuvent entraîner des perturbations génétiques

Naturellement, nos cellules possèdent des mécanismes de sauvegarde et de réparation de l'ADN très performants, tout comme elles activent des processus de défense très efficaces (3). Il s'agit par exemple des antioxydants comme le SOD, le glutathion ou la catalase parmi d'autres enzymes antioxydantes.

 

Cependant, la répétition incessante de ces attaques des radicaux libres ou de la fragmentation partielle du génome finira par causer des dommages visibles dans le temps, au niveau cellulaire et organique (4).


L'ADN est protégé par des processus de réparation très performants...


L'efficacité des systèmes de réparation de l'ADN auront tendance à perdre de leur efficacité avec le temps, entraînant une accumulation des dommages infligés au génome, avec une accumulation de fragments d'ADN dans le milieu intracellulaire (cytosol).

 

Ces dommages infligés au code génétique du noyau ou des mitochondries peuvent avoir de graves conséquences pour la santé, hormis la question du vieillissement. A terme, elles pourraient entraîner l'apparition du cancer (5).


L'attrition progressive des télomères

La terminaison de nos chromosomes (assemblage des brins d'ADN autour d'une protéine nommée histone) est elle aussi impactée par le passage du temps relatif. Ces terminaisons sont appelées télomères. Une enzyme, la télomérase, se charge de réparer les télomères (7) mais son efficacité va s'amoindrir avec l'âge (6).

 

Ce raccourcissement (attrition) des télomères est également lié à l'incapacité progressive des enzymes (des polymérases) à compléter la réplication des gènes situés au bout des chromosomes, autrement dit, les télomères eux-mêmes.


En conséquence, les télomères raccourcissent et ne sont plus capables d'assurer leur rôle de protection du génome. Cette incapacité entraîne finalement le vieillissement et la mort des cellules (apoptose).

 

Une baisse de l'activité de la télomérase peut avoir des conséquences sérieuses sur la santé et la longévité...

D'autre part, une éventuelle déficience de la télomérase peut avoir de graves conséquences. Elle peut entraîner l'apparition de maladies telles que l'anémie aplasique, la fibrose pulmonaire ou la dyskératose congénitale. 

 

Raccourcissement lié à l'âge chez l'homme et de nombreuses espèces, la rapidité relative de cette attrition des télomères est lié à l'âge mais aussi aux variations génétiques individuelles, au mode de vie et à l'environnement (facteurs sociaux, pollution, toxines, alcoolisme, tabagisme...). Il s'agit d'un des facteurs les plus significatifs en termes de prédiction de la durée de vie de très nombreuses espèces (8).


A l'opposé, des expériences sur l'animal démontrent que le vieillissement peut être retardé lorsque les enzymes télomérases sont activés (9, 10). Chez l'être humain, de nombreuses études scientifiques démontrent des relations de cause à effet entre la longueur des télomères et l'apparition de maladies liées au vieillissement (11), par exemple pour la fibrose rénale ou les maladies pulmonaires (12).


L'altération épigénétique

L'épigénétique est un domaine de la génétique qui étudie les variations de l'ADN au cours du temps chez l'être humain. En effet, le génome n'est pas statique, il évolue tout au long de l'existence en fonction de nombreux facteurs (environnement, alimentation, stress, activité physique ou sédentarité, tabagisme, alcoolisme...).


Ainsi, certains gènes sont activés ou désactivés en fonction de ces nombreuses modifications liées aux interactions avec le milieu extérieur et l'alimentation. Ces modifications incessantes du génome suivent un schéma précis (méthylation de l'ADN et éthylation des histones) (Note 1). Leur altération (méthylation ou éthylation anormales) entraîne un remodelage aberrant du génome. 

Notre code génétique évolue en permanence...

- Un domaine de la science étudie ce phénomène d'évolution du code génétique, c'est l'épigénétique

- Des marqueurs sous la forme de groupes méthyles (CH3) sont fixés à l'ADN (activation ou désactivation des gènes)

- Des marqueurs sous la forme de groupes éthyles sont fixés aux histones (protéines sur lesquelles s'enroule l'ADN)

- Le marquage par méthylation et éthylation évolue en permanence

- Il témoigne de l'évolution du code génétique dans le temps

- Il peut être modifié n'importe quand, de manière positive ou négative

- Il est influencé par l'environnement et nos actions (vie saine ou malsaine, alcool, tabagisme, activité physique ou sédentarité...)

Dès lors, le codage des protéines est alors entaché d'erreurs. Les protéines produites deviennent non-fonctionnelles ou sont mal repliées. Ces erreurs de codage contribuent au vieillissement plus ou moins rapide de l'organisme mais aussi à l'apparition de maladies liées à l'âge comme les cancers, la dégénérescence neuronale (Alzheimer, Parkinson...), les maladies osseuses ou le diabète... 


Là encore, des enzymes liées à l'ADN et aux histones permettent la correction des brins d'ADN ou des histones mais le vieillissement cellulaire et organique réduit la capacité de ces enzymes à réparer le génome

 

La perte de la protéostasie

La protéostasie (ou protéostase) est un terme associant protéine et homéostasie. Il s'agit de l'équilibre des protéines présentes dans l'organisme en rapport aux voies biologiques qui utilisent ces protéines...

 

Ainsi, nous parlons des processus permettant la synthèse des protéines, leur repliement sur elles-mêmes (des protéines mal repliées ne sont pas fonctionnelles), leur circulation dans l'organisme et leur dégradation (13). Au final, la perturbation de la protéostasie accélère le vieillissement de l'organisme.


En amont, le vieillissement cellulaire et organique entraîne un déséquilibre du protéome (ensemble des protéines de l'organisme et des cellules). Ce déséquilibre fonctionnel est d'ailleurs à l'origine de nombreuses maladies comme la maladie de Parkinson, d'Alzheimer ou de la cataracte par exemple.

 

Ces maladies du système nerveux et d'autres sont associées à une accumulation de protéines mal repliées ou oxydées qui forment fréquemment des agrégats venant s'insérer entre les cellules ou des plaques amyloïdes extracellulaires. 

 

Plusieurs raisons peuvent expliquer ces dérèglements physiologiques, notamment l'accumulation des dommages oxydatifs liés aux radicaux libres, d'erreurs de repliement des protéines, des mutations et bien d'autres causes encore (14).


Dérégulation de l'autophagie 

L'autophagie est un processus de nettoyage des cellules destiné à maintenir l'équilibre du métabolisme cellulaire par dégradation et recyclage des composants (organelles) du milieu cellulaire intérieur (appelé cytoplasme).

 

Autrement dit, le fonctionnement normal des 30 à 70000 milliards de cellules qui composent votre corps génère des déchets métaboliques, du fait de la synthèse d'énergie. Ce recyclage a lieu lorsque le corps est au repos.

 

Il est essentiel au fonctionnement des cellules dans la durée. Naturellement, cette forme de recyclage des déchets permet de maintenir la protéostase (l'équilibre entre la synthèse, la présence, le fonctionnement normal et la dégradation des protéines) tout comme nous l'avions défini ci-dessus. 

 

L'autophagie est un processus de nettoyage et de recyclage essentiel au maintien de l'intégrité cellulaire et organique

Ainsi, nos cellules contiennent des organelles (des organes microscopiques) elles-mêmes composées de protéines. Avec le temps, ces organelles ne fonctionnent plus correctement. Elles doivent être éliminées et leur structure recyclée.

 

Lorsque l'autophagie ne fonctionne plus correctement, leur élimination n'est plus assurée et leur recyclage n'est plus possible non plus. Ces cellules deviennent alors dysfonctionnelles. Elles entraînent un fonctionnement organique déficient ou deviennent cancéreuses. L'apoptose (mort cellulaire) pourrait aussi intervenir. 

L'autophagie cellulaire est un processus de nettoyage interne des cellules absolument essentiel au maintien de leur fonctionnement normal. L'autophagie intervient au moment du repos de l'organisme et de l'absence d'alimentation...

Là aussi, les chercheurs considèrent que ce type de dysfonctionnement constitue un des points centraux de la dérégulation progressive du fonctionnement normal de l'organisme lié au vieillissement.

 

La réduction du flux autophagique pourrait contribuer à l'accumulation d'agrégats protéiques et d'organites dysfonctionnels. En conséquence, les agents pathogènes s'accumulent et l'inflammation augmente car l'autophagie élimine les protéines impliquées dans les processus inflammatoires.


Les causes du dysfonctionnement de l'autophagie sont multiples. La présence excessive des radicaux libres et l'impossibilité progressive de réparer les dommages au niveau intracellulaire ou de l'ADN finissent par réduire l'efficacité fonctionnelle du processus d'autophagie.

 

D'autre part, les dommages causés à l'ADN par ces mêmes radicaux libres finissent par atteindre son codage génétique lui-même. L'expression des gènes liés à l'autophagie finissent par décliner avec l'âge (15) et en finalité, l'autophagie elle-même.

Ce qu'il faut comprendre sur le dérèglement progressif de l'autophagie, c'est que:

- Les radicaux libres finissent par submerger nos défenses antioxydantes

- Les ADN du noyau et des mitochondries finissent par être endommagés

- L'ADN codant pour les processus d'autophagie cellulaire deviennent déficients

- Ces déficiences entraînent une accumulation des déchets cellulaires dans le cytoplasme

- La dérégulation cellulaire s'aggrave jusqu'à l'apoptose ou l'apparition de cancers

- La baisse ou l'absence d'autophagie cellulaire accélère le vieillissement 

Dérégulation d'utilisation des nutriments

La membrane lipidique de chacune de nos cellules est pourvue de plusieurs milliers de récepteurs. Ces récepteurs cellulaires, lorsqu'ils sont activés par des protéines (cytokines), entraînent une cascade de réactions et de processus liés au fonctionnement de la cellule elle-même. 

 

La présence et l'activation de ces récepteurs membranaires fait partie des processus cellulaires les plus essentiels au maintien du fonctionnement normal des cellules et de l'organisme lui-même.


Les membranes cellulaires sont pourvues de récepteurs nécessaires à l'activation de processus essentiels à leur fonctionnement normal

Vous connaissez certaines de ces protéines du fait de la vulgarisation scientifique un peu grossière qui est parfois tenue dans le monde de la nutrition sportive. Il s'agit par exemple de la fameuse protéine mTOR qui s'active en fonction de la présence de certains nutriments, notamment du glucose et des acides aminés tels que la leucine et d'autres. 


Ces processus d'activation sont au cœur d'une régulation fine de l'activité cellulaire. Il peut s'agir de l'autophagie que nous venons d'évoquer, de l'activité génétique et épigénétique, de la synthèse des protéines, du métabolisme du glucose et des acides gras, de la synthèse des mitochondries, des organelles et plus globalement, de la gestion des processus biocellulaires.


Des processus cellulaires complexes répondent à deux fonctions essentielles : l'anabolisme et le catabolisme

Ces mécanismes très complexes répondent essentiellement à deux facteurs majeurs, d'une part la nutrition et d'autre part, la présence de stress ou son absence. Par exemple, lorsque le stress est absent et que la présence des nutriments est élevée, les processus d'anabolisme sont déclenchés (mTOR vers Akt vers p70S6k etc.). 

 

A l'opposé, les systèmes de défense sont activés lorsque le stress est élevé et que le stockage des nutriments augmente si les aliments viennent à manquer. Ces processus complexes sont au cœur du fonctionnement de votre organisme et de ses fonctions. 


En fonction des nutriments et signaux reçus, l'activité de ces récepteurs entraîne de multiples réactions cellulaires et feedbacks propres à cette activité. Avec le temps, les modifications épigénétiques du génome entraînent une dérégulation de ces processus biologiques essentiels. 

 

Disons que chez les sujets jeunes, ce réseau d'activation aura tendance à stimuler l'anabolisme. Mais une fois à l'âge adulte et avec le vieillissement, il aurait plutôt tendance à acquérir des propriétés pro-vieillissement (inhibition de la GH (somatropine), de l'IGF-1, des complexes mTOR...). 


L'axe somatotrophique (hormone de croissance) régule le vieillissement de l'organisme

Évoquons par exemple l'axe somatotrophique afin de vous donner plus d'éléments de compréhension. Ce processus cellulaire est directement lié au contrôle du vieillissement. Produite par l'hypophyse, l'hormone de croissance agira ensuite sur les cellules du foie (les hépatocytes) pour stimuler la sécrétion de l'IGF-1. 

 

Ce dérivé de la GH va ensuite stimuler la croissance des tissus en activant la voie PI3K-AKT et mTOR que vous connaissez déjà. N'entrons pas plus loin dans les détails, cela dépasse le cadre de notre article. 


Dysfonctionnement des mitochondries 

Les mitochondries sont connues pour leur rôle énergétique, lié à la synthèse de l'ATP. Elles sont pourtant moins connues pour leur rôle pro-inflammatoire. Autrement dit, les mitochondries sont des déclencheurs latents de l'inflammation. Lorsque des oxydants s'échappent des mitochondries, les processus de l'inflammation sont activés. Là encore, le vieillissement est en cause...


Avec le vieillissement, la fonction mitochondriale se détériore en fonction de multiples mécanismes dépendants les uns des autres. Il peut s'agir de l'accumulation de mutations de l'ADN ou d'une synthèse déficiente des protéines (protéostasie), entraînant la déstabilisation de la chaîne respiratoire (synthèse de l'ATP). De même, un renouvellement réduit des mitochondries au sein des cellules va entraîner des modifications de la dynamique mitochondriale.

 

Cette situation de dérèglement métabolique compromet la bioénergétique cellulaire. Elle augmente la production de molécules oxydantes (ROS ou Radical Oxygen Species), provoquant une inflammation des membranes mitochondriales et la mort cellulaire (17).

 

Toujours est-il que le fonctionnement optimal des mitochondries est primordial pour le maintien de la santé. Malheureusement, leur détérioration progressive contribue au vieillissement progressif de l'organisme...


La sénescence cellulaire 

La sénescence cellulaire est une réponse aux dommages oxydants chroniques ou aiguës (18). Chez l'homme, les cellules sénescentes s'accumulent de manière progressive mais le phénomène s'accélère avec le temps. Cette accumulation peut être 20 fois plus élevée après 65 ans (21). Tous types de cellules sont affectés par la sénescence. Ce phénomène est associé, en partie, au raccourcissement progressif des télomères avec le temps (22).

 

La sénescence des cellules entraîne l'apparition de nombreuses pathologies du vieillissement

La sénescence cellulaire est impliquée dans de nombreuses pathologies, du fait de leur accumulation progressive dans de nombreux tissus. Citons par exemple la fibrose pulmonaire, les maladies rénales, la stéatose hépatique, l'obésité, le diabète de type I et II, l'athérosclérose, ainsi que les maladies d'Alzheimer et de Parkinson parmi d'autres (19).


Les causes profondes de la sénescence cellulaire sont de trois types. Premièrement, la présence d'un rétrovirus pourrait entraîner de graves dommages à l'ADN, entraînant la dégénérescence rapide des cellules infectées.

 

Deuxièmement, la surproduction d'oxydants par les mitochondries entraînera une inflammation incontrôlable aboutissant à la sénescence cellulaire (20). La troisième causée est liée à la perturbation de l'autophagie, les déchets organiques s'accumulant peu à peu dans le milieu cellulaire.


L'activité physique libère une forte quantité d'oxydants cellulaires mais les avantages sont largement supérieurs

En y réfléchissant bien, certaines personnes pourrait dire que l'activité physique entraîne la génération d'une quantité massive d'oxydants cellulaires. Ces oxydants seront certainement plus difficilement neutralisables avec le vieillissement de l'organisme. C'est cependant parler un peu vite étant donné que les cellules s'adaptent à l'accélération du métabolisme (l'exercice intense peut multiplier la vitesse du métabolisme par 50) d'une part par les mécanismes antioxydants intracellulaires du glutathion, du SOD et de la catalase. 


D'autre part, l'exercice physique entraîne aussi la génération de protéines signalisantes spécifiques appelées myokines. Ces myokines (irisine, interleukines...) produisent des adaptations cellulaires et extra-cellulaires (en termes médicaux : autocrines, endocrines et paracrines) à l'activité physique intense.

 

L'âge finira cependant (généralement après 50 ans) par réduire l'intensité d'exercices même si l'organisme continuera à s'adapter avec le temps. Mais dans tous les cas, l'exercice régulier (endurance et surtout musculation) sera toujours préférable à la sédentarité qui détruit l'organisme bien plus tôt, et de manière bien plus certaine. 

 

La science affirme de manière toujours plus objective que l'exercice physique régulier reste l'une des meilleures méthodes pour ralentir le vieillissement de l'organisme, dont la sénescence cellulaire. Pourtant, ce processus de sénescence est une réponse essentielle au stress et aux dommages cellulaires devenus ingérables. 


Dans le cadre d'une physiologie normale, la sénescence est suivie par un nettoyage des cellules obsolescentes. Mais du fait du vieillissement, les cellules endommagées ne sont plus éliminées par les mécanismes immunitaires, accroissant le milieu pathogène, du fait de la sécrétion abondante des facteurs pro-inflammatoires.


L'épuisement des cellules souches 

Le vieillissement cellulaire et organique est également lié à une baisse croissante du renouvellement des tissus organiques (synthèse des protéines réduite) ainsi qu'à un renouvellement partiel de ces mêmes tissus après une blessure. Ce dysfonctionnement est lié à l'épuisement progressif des cellules souches. Ces cellules, tout d'abord indifférenciées, se spécialisent et participent à la régénération des tissus lésés.


De même, chaque organe possède ses propres mécanismes de réparation. Par exemple, pour les cellules musculaires, la cellule souche est placée au plus près de la cellule à réparer, agissant autant pour le renouvellement, l'adaptation par hypertrophie ou hyperplasie, ainsi que pour la réparation des muscles en cas de lésions (23).

 

En outre, certains organes affichent un taux de renouvellement plus ou moins élevé des lésions. Les réparations cellulaires et organiques restent donc hétérogènes. 

Un nombre incalculable de cellules souches participe à la réparation des lésions qui peuvent survenir dans le corps humain. D'autres mécanismes complexes de réparation interviennent aussi en parallèle mais leur efficacité décroit avec le vieillissement cellulaire et organique...

Malheureusement, les cellules souches sont sujettes aux mêmes contraintes du vieillissement. Autre mécanisme de réparation cellulaire, des cellules dormantes (somatic cells) sont fréquemment reprogrammées en cellules embryonnaires pluripotentes. Ce processus complexe permet la réparation des blessures sur plusieurs semaines, même pour un organisme âgé.

 

Globalement, cela nous indique que le corps humain possède de nombreux mécanismes de régénération cellulaire et organique, lui permettant de résister au temps de manière particulièrement stable mais pas infinie. 


Ceci explique aussi pourquoi la longévité reste assez élevée en moyenne et que des processus biologiques, qui nous restent à découvrir, nous permettront certainement de prolonger encore plus loin la longévité humaine. La recherche scientifique réalisera certainement des avancées notables dans ce domaine d'ici quelques dizaines d'années...


Altération de la communication intercellulaire

Le vieillissement est associé à des altérations progressives de la communication intercellulaire, ce qui augmente les erreurs de transcription dans le système cellulaire, tout en compromettant l'homéostasie. De fait, le vieillissement entraîne des déficiences au sein des voies de signalisation neuronales, entre les neurones et les hormones, les neurotransmetteurs (adrénaline, dopamine...), dans le rapport insuline/IGF-1, dans la synthèse des hormones androgènes et sexuelles, en proportion de la perte des fonctions reproductives (24, 25).


Les observations des chercheurs sur du sang de rongeurs âgés met en évidence la présence de facteurs circulant qui entraîne les processus du vieillissement. C'est par exemple le cas des protéines liées à l'inflammation telles que la protéine bêta2-micro-globulline et l'éotaxine humaine recombinante (CCL11) réduisant la neurogenèse (synthèse des neurones) (26) mais aussi de l'IL-6 (interleukine 6) et des TGF-b bloquant la synthèse des cellules sanguines (hématopoïese) ainsi que d'autres protéines spécifiques (C1q) qui entravent la réparation musculaire (27).

 

Inflammation chronique lié au vieillissement

L'inflammation augmente avec l'âge, nous l'avons déjà évoqué. C'est tellement vrai que les chercheurs ont inventé le terme d'inflammaging. De manière générale, l'inflammation est à l'origine de manifestations systémiques et de pathologies locales et notamment l'artériosclérose, la neuro-inflammation, l'arthrose et la dégénérescence discale intervertébrale.


Par conséquent, les concentrations circulantes de cytokines inflammatoires et de biomarqueurs (comme la CRP) augmentent avec l'âge. Ainsi, des taux élevés d'IL-6 dans le plasma sanguin constitueraient un biomarqueur prédictif de la mortalité, toutes causes confondues chez les populations humaines vieillissantes (28).


Associé à l'augmentation de l'inflammation, la fonction immunitaire se dégrade. Ce phénomène peut aisément être constaté par l'examen du sang des patients et chez l'animal (29). L'inflammaging survient à la suite de multiples dérèglements découlant de tous les autres signes caractéristiques du vieillissement cellulaire et organique.

 

Dysbiose (déséquilibre du microbiote)

Au cours de ces dernières années, le microbiote intestinal est apparu comme un facteur clé dans de multiples processus physiologiques. C'est d'ailleurs le cas pour la digestion et l'absorption des nutriments, la protection contre les agents pathogènes et la synthèse de métabolites essentiels comme les vitamines, les dérivés d'acides aminés, les acides biliaires secondaires et les acides gras à chaîne courte (AGCC).

 

Le microbiote intestinal envoie également des signaux aux systèmes nerveux périphérique et central ainsi qu'à d'autres organes distants. Il est essentiel au maintien de la santé globale de l'hôte des bactéries.


La perturbation de cette communication essentielle et bidirectionnelle entre les bactéries et leur hôte entraîne une dysbiose, autrement dit, un déséquilibre du microbiote. Ce déséquilibre contribue à diverses pathologies, telles que l'obésité, le diabète de type 2, la colite ulcéreuse, les troubles neurologiques, les maladies cardiovasculaires et le cancer.

 

Aujourd'hui, les progrès de la recherche scientifique dans ce domaine génèrent beaucoup d'intérêt quant à l'exploration des pathologies du microbiote intestinal liées au vieillissement. 


Quelles sont les premières mesures pour favoriser la longévité humaine ?

Il existe un nombre très élevé de mesures à prendre pour favoriser la longévité humaine, et la vôtre en particulier (!) Si vous avez lu cet article jusqu'ici, c'est précisément parce que vous vous sentez concerné par le sujet... 

 

Quant à moi, je ne vais pas m'étendre trop longuement sur le sujet car je pourrais facilement refaire un article de 20 pages sans épuiser le sujet. Après toute cette théorie scientifique un peu lourde à digérer pour les non initiés, j'essaierai de rester simple et de vous proposer des axes de réflexion et de recherche personnelle...

 

De manière générale, la pratique sportive (endurance ou musculation) a démontré, au cours de dizaines d'études cliniques et sur l'animal, qu'elle était absolument essentielle pour maintenir la santé de l'organisme à travers le temps qui passe.

 

De nombreux facteurs mesurables (VO2 Max, respiration cellulaire, taux de graisses corporelle contre muscle maigre, génération des myokines par les muscles...) ont mis en évidence l'importance cruciale de l'exercice lorsqu'il s'agit de favoriser la longévité humaine

- La sédentarité est l'ennemi de la longévité, des dizaines d'études scientifiques humaines et chez l'animal le démontrent

- L'activité physique (endurance ou musculation) la favorise

- Les sports de résistance apporte un avantage en termes de longévité sur les sports d'endurance car ils entretiennent, préservent et augmentent la masse musculaire en réduisant le risque de sarcopénie

- Un régime alimentaire modéré en glucides, riche en protéines complètes et en acides gras essentiels (oméga 3 et oméga 9) contribue à la longévité de l'organisme

- Un apport optimal en antioxydants d'origine végétale (flavonoïdes et polyphénols) protège l'organisme des radicaux libres 

A l'opposé, la sédentarité entraîne le développement de la sarcopénie, parfois même après 30 ans, c'est à dire la perte de masse musculaire liée à l'absence d'exercice. Fort heureusement, un nombre de plus en plus élevé d'hommes et de femmes commence la pratique d'un sport et reprennent leur santé en main. 

 

Que vous ayez 35, 40 ou 50 ans, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Rappelez-vous que YAM Nutrition n'est pas qu'un site de ventes de compléments alimentaires. Nous sommes là pour vous conseiller sur votre activité sportive et la nutrition. 


La nutrition sportive est votre première garantie santé en termes de longévité

S'il suffisait de manger équilibré pour vivre plus vieux, nous serions tous centenaires. En réalité, ce genre de cliché n'a pas grand chose à voir avec notre réalité quotidienne. Manger sainement le plus fréquemment possible a bien plus de sens que cette idée d'équilibre qui n'a pas de sens... En réalité, il s'agit d'une idée basée sur un principe incomplet qui confond quantité et qualité alimentaire...

 

En effet, la qualité des protéines (aminogramme complet), des glucides, des fibres et des acides gras que vous consommez aura autant d'importance sur la longévité humaine que la quantité de calories qu'elles apportent.

 

C'est notamment vrai pour la présence des acides gras oméga 3 EPA et DHA qui contribuent à réduire l'inflammation cellulaire et organique. Nous savons très bien que l'inflammation chronique (ou inflammation à bas bruit) contribue de manière significative à l'accélération du vieillissement de l'organisme. Nous venons de l'évoquer ci-dessus...


Les protéines complètes apportent des acides aminés essentiels dont les BCAA qui participent à l'entretien de la masse musculaire

Quant aux protéines complètes, la présence de certains acides aminés est également liée à la longévité. C'est par exemple le cas des acides aminés essentiels qui sont indispensables à la synthèse de nos protéines musculaires et donc, du maintien de la masse corporelle dans le temps.

 

Plus précisément, les BCAA et la leucine en particulier, jouent un rôle prépondérant sur l'anabolisme musculaire (pour la leucine comme activateur de la voie mTOR déclenchant les processus anabolisants).


L'isoleucine est également impliquée dans l'assimilation du glucose en activant les transporteurs cellulaires GLUT4 qui permettent le transport du glucose dans la cellule vers les mitochondries. La valine joue également un rôle de régulateur énergétique au sein de nos cellules musculaires.

 

Naturellement, les autres acides aminés essentiels (dont la méthionine par exemple) jouent également leur rôle sur la synthèse des protéines et le maintien de l'énergie cellulaire.


Le rôle de la glycine, de la leucine et de l'arginine dans le fonctionnement normal du corps humain

Certains acides aminés n'ont pas plus d'importance que d'autres mais l'influence de certains d'entre-eux sur le métabolisme, ainsi que leurs différentes fonctions nous laissent penser que leur importance est capitale pour la santé, la performance sportive et la longévité...

 

D'un coté, vous avez la leucine qui stimule l'anabolisme par la voie mTOR/Akt, une caractéristique qu'elle partage avec l'insuline. Par exemple, si vous prenez des glucides après un entraînement de musculation, le catabolisme des fibres musculaires est bloqué. Si vous prenez un shake de protéine, la synthèse des protéines est relancée. La présence des glucides reste cependant indispensable à une récupération rapide et complète. 

Certains acides aminés sont impliqués dans le métabolisme énergétique et de la synthèse des protéine...

- La glycine intervient dans de nombreux métabolisme : synthèse de la créatine, du collagène, rôle de neurotransmetteur...

- La Leucine déclenche la synthèse des protéines par la voie mTOR/Akt

- L'isoleucine stimule la phosphorylation des transporteurs du glucose GLUT4 (activation)

- L'arginine est précurseur d'une molécule essentielle : le NO ou oxyde d'azote 

L'arginine est l'acide aminé par lequel la synthèse de l'oxyde nitrique est synthétisé. Vous en consommez sans doute déjà avec votre pré-workout, ainsi que de la citrulline. L'oxyde nitrique est une molécule très simple (Azote + Oxygène ou NO). Elle joue un rôle essentiel sur la dilatation des vaisseaux sanguins.


La glycine intervient sur de nombreux métabolismes du corps humain

Quant à la glycine, son influence sur de multiples métabolismes n'est que trop rarement évoqué. Acide aminé principal du collagène, il s'agit de la protéine structurelle du corps humain par excellence. Le collagène est présent partout...

 

On le retrouve dans vos articulations, vos ligaments, dans les os ainsi que les muscles. C'est aussi une des principales protéines de la peau. Lorsque votre peau manque de collagène ou lorsqu'elle est mal hydratée, des rides se forment peu à peu. Sans glycine, vous n'auriez pas de collagène, et sans collagène nous ne serions pas ici pour en parler...


La glycine est également un des trois acides aminés de synthèse de la créatine et comme vous le savez, la créatine est essentielle au renouvellement de l'ATP, molécule qui libère de l'énergie. Pourtant, la glycine est aussi impliquée dans bien d'autres processus essentiels au fonctionnement normal de l'organisme.


La glycine est un acide aminé jouant un rôle de neurotransmetteur

La glycine agit aussi comme un neurotransmetteur inhibiteur en réduisant l'activité du système nerveux. Elle participe naturellement à la synthèse de nombreuses protéines. Tout autant, elle peut être convertie en glucose puis en ATP en tant qu'acide aminé glucoformateur.


Rôle essentiel mais moins connu du grand public, la glycine est impliquée dans la synthèse de molécules fondamentales sur le plan biochimiques comme les purines ou les porphyrines. Elles sont impliquées dans le transport de l'oxygène en tant que précurseur de l'hémoglobine, molécule qui transporte l'oxygène dans l'organisme. La glycine est également impliquée dans la digestion des lipides. Elle participe, avec la taurine, à la formation de l'acide biliaire.


La glycine est-elle impliquée dans la longévité humaine ?

Il est difficile de dire si la glycine peut être impliquée dans la longévité humaine mais la recherche scientifique nous donne déjà quelques pistes dans ce sens. Pourtant, des chercheurs ont récemment mis en évidence une éventuelle carence pour cet acide aminé bien particulier.

Par exemple, l'étude de Mélendez-Heviai aurait tendance à confirmer un état de carence chronique chez l'être humain. Il est vrai que sur le plan alimentaire, très peu de personnes mangent encore de la gélatine, du bouillon d'os ou la peau du poulet...


Il est difficile de dire si nous pouvons associer la glycine à la longévité mais nous savons qu'elle est impliquée dans de nombreux métabolismes

Quant à associer directement la glycine à la longévité humaine, c'est un pas que nous ne pouvons pas franchir. Cependant, la glycine impressionne surtout par le nombre de métabolismes où elle est nécessaire, sinon indispensable...

 

Elle est impliquée dans la synthèse de la créatine, du collagène mais elle est aussi utilisée pour synthétiser le glutathion, un antioxydant cellulaire agissant de manière active contre les radicaux libres.


Des études cliniques à venir nous donnerons plus d'informations à ce sujet...


Les protéines doivent être apportées en plus grande quantité lorsque l'âge avance...

Après 50 ans, l'assimilation des protéines devient de plus en plus difficile pour plusieurs raisons, et dont certaines ont déjà été évoquées dans la première partie de cet article. Il faut aussi savoir que cette assimilation protéique est directement réduite par les intestins qui sont de grands consommateurs de glutamine et des autres acides aminés.

 

Les cellules intestinales utilisent les protéines pour leurs propres besoins et laissent passer de moins en moins d'acides aminés, au plus l'âge avance. Ce phénomène est appelé extraction splanchnique.

 

Cette seule raison explique déjà pourquoi les apports en protéines doivent être augmentés après 40 ans afin d'obtenir une quantité plus élevée d'acides aminés disponibles pour la synthèse des protéines ainsi que les autres fonctions organiques liés à ces macromolécules.

 

Par exemple, à 20 ans, prendre un shake avec 20 grammes de protéines suffira à relancer l'anabolisme musculaire après un entraînement intense de musculation. 20 ans après, comptez plutôt sur 35 à 40 grammes de protéines pour obtenir les mêmes effets. 


Quelle quantité de protéines consommer après 40 ans pour maintenir l'anabolisme et favoriser la longévité ?

Étant donné que le maintien de la masse musculaire est directement associé à la longévité, il s'agit surtout de connaître la quantité optimale de protéines à consommer qu quotidien. Commencez déjà par oublier cette recommandation infondée des 0,8 à 1 gramme de protéine par kilo de poids de corps.

 

Chez les sédentaires ou les sportifs de l'endurance, cette quantité serait plutôt voisine des 1,2 gramme selon ce qu'affirme la recherche scientifique. 


L'anabolisme musculaire reprendrait avec 1,6 gramme de protéines par kilo de poids de corps selon certaines études...

Chez les pratiquants de la force et de la musculation, certaines études cliniques avancent plutôt le chiffre de 1,6 à 1,8 grammes de protéine par kilo de poids de corps. Par exemple, pour un adulte de 80 kilo, cela représente entre 128 et 324 grammes de protéines, ce qui n'a rien d'extravagant.

 

Mais avec le vieillissement, en termes de longévité, ce quota devrait certainement être retenu, même pour les sédentaires. En revanche, les sucres simples présentent un rapport négatif au maintien de la santé sur le long terme... 


Le rôle des glucides et de l'insuline dans la gestion de l'énergie

Naturellement, les glucides et leur gestion sur le plan alimentaire jouent un rôle important sur le poids corporel et incidemment, sur la longévité humaine. Si la première source d'énergie de votre corps est le glucose parce qu'il est facilement décomposable en énergie, c'est aussi le nutriment dont il faut se méfier le plus...


Comme vous le savez, il existe une différence entre les sucres simples (glucose, fructose...) et les sucres complexes, ceux qui sont accompagnés de fibres et d'autres nutriments. Avalé seul, le glucose ou le sucre (glucose/fructose) entraîne un pic d'insuline élevé afin de réduire le taux de sucre sanguin et de le précipiter dans les cellules.

 

En soi, cela n'a rien d'anormal puisque ce processus témoigne du métabolisme standard de l'assimilation du glucose au niveau cellulaires. 


Un pic d'insuline entraîne une baisse du taux de sucre sanguin...

Par contre, ce qui est plus problématique, c'est que cette baisse du taux de glucose sanguin va entraîner un autre phénomène bien connu, c'est à dire que cela va vous donner faim beaucoup plus rapidement. 

 

Autrement dit, le sucre pur ou les aliments essentiellement composés de sucres (gâteux industriels très sucrés, aliments ultra-transformés riches en sucre...) vont vous inciter à manger plus que vous ne l'auriez fait si vous aviez consommé plus de fibres ou que vos repas étaient plus équilibrés, apportant des protéines et des lipides

 

En conséquence, le sucre et le levier de l'insuline vont augmenter votre consommation quotidienne de calories. De manière indirecte, le sucre entraîne une prise de poids plus rapide avec la détestable prise de graisses corporelles qui l'accompagne. Là encore, la question de la longévité est impliquée... 

 

Pour peu que vous soyez stressé, que vous dormiez mal et donc, que votre taux de cortisol soit élevé, vous risquez fort de prendre du poids au fur et à mesure que le temps passe... 


Les glucides ne sont pas votre ennemi si vous savez les utiliser de manière intelligente...

Ce qu'il faut retenir ici, c'est que les glucides ne sont pas nos ennemis à partir du moment où vous savez les utiliser. Dans le cas contraire, une consommation excessive de sucres entraînera une prise de poids, avec à termes (souvent 10 à 20 ans) une condition pré-diabétique ou de diabète de type 2 du fait de l'engraissement du foie et de son dysfonctionnement sur le plan hormonal.

 

En effet, lorsque le foie commence à stocker du gras, ses fonctions hormonales deviennent de plus en plus difficiles à assurer. Ce problème se répercute alors sur le pancréas, ce qui aggrave le risque diabétique. 


Et comme vous le savez, les maladies du trouble métabolique (surpoids, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires...) ne feront pas de vous un centenaire. Dès lors, évitez de jouer au kamikaze avec votre pancréas en adoptant une consommation saine de vos sources de glucides (légumes, légumineuses, pâtes, riz...).

 

Adaptez vos apports nutritionnels en glucides en fonction de vos dépenses d'énergie. Votre santé ne s'en portera que mieux sur la durée et pendant de longues années... 


Le rôle des graisses au niveau cellulaire et hormonal

Nous avons tendance à souligner les troubles de santé liés à un excès de graisse dans l'organisme. A l'opposé, le rôle essentiel des lipides est trop peu évoqué lorsqu'il s'agit de santé. Tout d'abord, les graisses représentent une source d'énergie particulièrement concentrée (entre 7 à 9 calories par gramme).

 

Elles sont généralement indispensables lorsqu'il s'agit d'alimenter la masse musculaire en énergie durant des entraînements physiques particulièrement longs. C'est d'autant plus vrai lorsque le froid entraîne une dépense énergétique plus élevée...

 

Certains acides gras sont des régulateurs du métabolisme

Les acides gras interviennent aussi en tant que régulateurs du métabolisme, notamment en ce qui concerne le système immunitaire. Les membranes de nos cellules sont d'ailleurs composées de lipides, essentiellement de phospholipides et de cholestérol. Sans ces acides gras, nos cellules n'existeraient pas, pas plus que le corps humain lui-même...


D'autre part, les graisses jouent un rôle essentiel au niveau hormonal. En effet, nos hormones androgènes (dont la testostérone, l’œstradiol...) sont issues du cholestérol. De nombreuses enzymes permettent ainsi la conversion du cholestérol en hormones. Là encore, sans graisses, nous ne serions pas la pour en parler.

 

Les acides gras oméga 3 jouent un rôle essentiel dans l'organisme

Il est assez courant de dire que notre alimentation apporte des acides gras essentiels oméga 6 mais que les oméga 3 (EPA et DHA) ne sont pas fournis en quantité suffisante. Cependant, les acides gras oméga 3 sont liés au fonctionnement du système nerveux et des organes qui lui sont associés (dont la vision, le cerveau et le cœur).


La recherche scientifique sur ces acides gras s'avère particulièrement riche, notamment dans le cadre de l'inflammation, de la tension artérielle, du risque de maladies cardiovasculaires, de la fonction cognitive et du développement normal du système nerveux chez l'enfant à naitre. Disons que d'un point de vue santé, un apport optimal en acides gras oméga 3 ne devrait pas être négligé... 

 

Le rôle des hormones dans le cadre de la longévité

Chez l'homme, la testostérone est une hormone responsable de la croissance musculaire et d'autres fonctions vitales essentielles à la santé. Par exemple, elle est associée à la synthèse des globules rouges, au renouvellement des cellules osseuses, à la motivation et à la libido.

 

Mais avec l'âge, la testostérone baisse progressivement. Cette perte hormonale entraîne aussi une perte progressive de masse musculaire et de force physique, ce qui contribue ensuite au développement de la sarcopénie. 

 

Dans les faits, la baisse progressive de la testostérone est associée à une baisse de la libido et du désir sexuel. Dans ce cas, une dysfonction érectile est souvent constatée. Un manque de motivation au quotidien, souvent associé à de la fatigue ou des changements de l'humeur sont fréquemment constatés chez les hommes qui subissent cette réduction hormonale.

 

Mais en plus de la perte de masse musculaire et de la fragilité osseuse, la fixation de la masse grasse corporelle augmente

Les hormones androgènes, dont la testostérone chez l'homme, contribue au maintien de la santé. Par exemple, un taux normal de testostérone est nécessaire au maintien de la masse musculaire et osseuse, à la libido, à la motivation ainsi qu'à une synthèse normale des globules rouges parmi d'autres métabolismes... 

Afin de réduire ce trouble hormonal, des mesures nutritionnelles cohérentes (maintien des apports en protéines et en acides gras essentiels) ainsi qu'une pratique physique et sportive régulière doit être maintenue et favorisée avec le vieillissement.

 

Au risque de nous répéter, faire du sport de manière régulière contribue au maintien de la santé tout en favorisant la longévité humaine. La recherche scientifique l'a démontré plus que fréquemment...


Est-il possible de maintenir un taux de testostérone sain avec l'âge ?

Malgré le fait que la testostérone puisse baisser après 50 ans, il n'en reste pas moins vrai que si vous alimentez votre organisme avec les nutriments impliqués dans sa synthèse naturelle, vous aurez toutes les chances de maintenir un taux sanguin normal de cette hormone cruciale chez l'homme. A cette fin YAM Nutrition a développé le Virilis V2...


Virilis V2 vous apporte des micronutriments essentiels, à commencer par la vitamine D3, le zinc, la vitamine B6 et le magnésium. Nous y avons ajouté un complexe d'extraits végétaux avec de la racine d'ortie, de l'Ashwagandha KSM-66 sous brevet, du Palmier de Scie et des extraits de pépins de raisin

 

Par contre, Virilis V2 ne contient pas de Tribulus terrestris ni d'extraits végétaux non validés par la recherche scientifique. Ne faites pas l'erreur de minimiser l'importance de la testostérone, surtout si vous avez une activité physique régulière et intense, après 40 ou 50 ans.


Certains micronutriments, vitamines et minéraux favorisent la longévité... 

Vitamines, minéraux et oligoéléments sont absolument essentiels au fonctionnement normal de l'organisme. Par exemple, les vitamines du groupe B sont impliquées de près dans la synthèse de l'énergie cellulaire.

 

La vitamine B1, ou thiamine, est nécessaire à la conversion des glucides, acides aminés et lipides vers les molécules qui aboutissent sur la libération d'énergie. Elle protège le système nerveux et le fonctionnement normal du cœur. 

 

Vitamines B2 et B3 sont la base de cofacteurs enzymatiques de l'énergie: FAD et NAD

Autre exemple essentiel, la vitamine B2, ou riboflavine, est le précurseur d'un cofacteur enzymatique important, le FAD. Ce FAD transporte les ions H+ au cœur de la respiration cellulaire pour aboutir sur la synthèse de l'énergie.

 

De la même manière, la vitamine B3 est le précurseur d'une autre molécule essentielle, le NAD+. A ce sujet, une baisse du NAD+ avec l'âge est associé par la science à la baisse de l'énergie cellulaire, aboutissant sur le vieillissement global du corps humain. 


Cependant, la recherche scientifique s'est aperçu que certaines vitamines pouvaient être carencées. C'est notamment le cas de la vitamine C, antioxydant et précurseur du collagène, mais aussi de la vitamine D et du magnésium.

 

La vitamine D serait-elle impliquée dans le vieillissement cellulaire et organique ?

La vitamine D est plus qu'une vitamine, c'est un régulateur essentiel du métabolisme. Elle intervient sur la force et la masse musculaire, sur la santé du système immunitaire ainsi que sur l'assimilation du calcium et du phosphore au niveau intestinal.

 

Si cette vitamine est connue pour son rôle sur la santé osseuse (avec la vitamine K), elle joue bien d'autres rôles essentiels à la santé du corps humain. 


A l'opposé, les carences en vitamine D sont synonyme de faiblesse musculaire. La croissance et le maintien de la masse osseuse seraient également compromis. Mais une exposition raisonnable au rayonnement UV du soleil permet une synthèse de cette vitamine. Pourtant, les carences sont majoritaires, même dans des pays à fort ensoleillement.


Là encore, une supplémentation adéquate permet de réduire les carences. S'il n'existe pas de relation directe entre la vitamine D et la longévité, un apport vitaminique suffisant contribuerait à maintenir la santé du corps humain.


Le magnésium fait lui aussi partie des carences les plus fréquentes...

Tout comme la vitamine D, le magnésium fait partie des carences les plus fréquentes. Pourtant, le magnésium intervient sur de nombreux métabolismes et réactions biochimiques au cœur de l'organisme.

 

Électrolyte essentiel, il est notamment associé au métabolisme du calcium et du potassium. Une carence en magnésium est généralement associée à une faiblesse musculaire, des troubles nerveux, des spasmes musculaires et de la somnolence.

La plupart des chercheurs s'accordent pour dire que les carences nutritionnelles sont associées au magnésium et à la vitamine D

La fatigue et le stress sont d'ailleurs souvent associés à un manque de magnésium. Il est pourtant possible de s'en prémunir, ne serait-ce que par une alimentation qui en apporte suffisamment. Électrolyte essentiel à l'énergie, le magnésium joue un rôle important sur le maintien de la santé, tout comme les autres électrolytes, dont le potassium ou le calcium par exemple...


Les antioxydants vitaminiques et végétaux jouent-ils un rôle sur la santé et la longévité humaine ?

Les antioxydants vitaminiques sont bien connus. Il s'agit de la vitamine A, la vitamine C et la vitamine E. Présents dans les graisses, les fruits et légumes, ces vitamines antioxydantes neutralisent les oxydants (radicaux libres) qui déstabilisent nos cellules. Une grande majorité de végétaux apportent de très nombreuses molécules antioxydantes. 

 

Ces antioxydants sont qualifiés de métabolites secondaires. Il en existe au moins 10 à 12000, dont l'action sur l'organisme n'est même pas encore totalement compris par la recherche scientifique...


Il est possible que vous connaissiez certains d'entre-eux. C'est par exemple le cas du resvératrol, de la quercétine, de la lutéine, du bêta-carotène, de la lutéine ou des EGCG du thé vert.

 

D'autres antioxydants vous seront peut-être moins connus. Citons par exemple la lutéoline, l'apigénine, le limonène, la naringine et encore beaucoup d'autres. Un seul végétal peut contenir plus d'une centaine de ces différentes molécules. 

 

Les antioxydants végétaux sont classés dans des grandes catégories selon leur structure moléculaire : polyphénols, flavonoïdes, terpènes...

Classés dans des grandes catégories dont les flavonoïdes (phénols et polyphénols), les terpènes (comme l'acide ursolique qui est un triterpène) ou les alcaloïdes, une grande majorité d'entre-eux présente une activité dans le corps humain, hormis le fait qu'ils présentent un potentiel d'antioxydant vérifié.

 

Par exemple, les flavonoïdes sont généralement étudiés par les chercheurs pour leurs propriétés anti-inflammatoires, anti-virales, anti-tumorales, cardiovasculaires, neurodégénératives, antibactériennes, hormonales (isoflavones) ou leur relation à de nombreux métabolismes. 

Les antioxydants d'origine végétale sont innombrables. Certains d'entre-eux sont encore inconnus de la recherche scientifique. On estime globalement leur nombre à plus de 10000 au minimum.

Des antioxydants comme le resvératrol, la quercétine, les EGCG du thé vert, le bêta-carotène ou la vitamine C font partie des antioxydants d'origine végétale les plus connus du grand public... 

Disons que ces métabolites secondaires antioxydants participent à la protection cellulaire mais nous ne pouvons pas affirmer qu'ils influencent directement ou indirectement la longévité humaine. Il n'en reste pas moins vrai que leur activité antioxydante, et d'autres propriétés, ont été mesurées par la recherche scientifique dans ce domaine comme dans d'autres...


Nos cellules ont besoin d'énergie pour vivre et pour perdurer...


Nous le disions en introduction, les cellules du corps humain produisent de l'énergie en faisant transiter des ions H+. Ainsi, des électrons circulent en parallèle. On appelle d'ailleurs ce processus "chaîne de transport des électrons".

 

Les mitochondries synthétisent ensuite des molécules transporteurs comme l'ATP (adénosine triphosphate) et la phosphocréatine. Cette dernière est composée d'une molécule de créatine lié à un ion phosphate (atome de phosphore). 


L'ATP en transporte trois, l'ADP en porte deux, l'AMP un seul. La phosphocréatine libère un ion phosphate pour le rendre à l'ADP et lui rendre sa forme d'ATP. Mais pour perdurer dans le temps, nos cellules doivent pouvoir synthétiser de l'énergie en permanence et sur la durée. Pour ce faire, vos cellules ont besoin des précurseurs enzymatiques FAD et NAD issus des vitamines B2 et B3 comme nous l'avions évoqué. Là encore, il s'agit d'un métabolisme clé de la longévité humaine...


Que faut-il conclure sur le maintien de la santé et de la longévité ?

Pour conclure cet article essentiel sur la longévité et la santé, disons que nous avons surtout remarqué que les phénomènes du vieillissement sont complexes. Essayez simplement de retenir l'essentiel de ces mécanismes... 

 

Mais en soi, il n'est pas improbable que nous trouvions encore d'autres mécanismes qui l'explique. J'ai essayé de vulgariser ce contenu scientifique assez difficile à comprendre pour les non-spécialistes mais je vous invite à poursuivre vos recherches sur d'autres supports de contenus scientifiques sérieux si ce sujet vous intéresse...

 

L'hygiène de vie, l'alimentation, les protéines et l'exercice sont liés à la longévité...

Retenons surtout que la qualité de notre hygiène de vie, que notre alimentation, la présence suffisante des protéines avec le temps ainsi que de pratiquer une activité physique régulière font partie des premières mesures à prendre, avant d'aller plus loin... 

 

L'énergie et son maintien dans le temps ainsi que la protection cellulaire font partie des facteurs-clé les plus évidents. Ensuite, des compléments alimentaires bien ciblés (multivitamines, protéines en poudre, oméga 3...) vous apporteront un plus appréciable sur le plan alimentaire... 


Je vous dis à bientôt pour d'autres articles (un peu moins fournis...) et je vous remercie pour votre lecture, surtout si vous avez su me suivre jusqu'ici, après ces 20 pages de contenu...


Eric Mallet

 

i Meléndez-Hevia E, et al. A weak link in metabolism: the metabolic capacity for glycine biosynthesis does not satisfy the need for collagen synthesis, J. Biosci. 2009 Dec;34(6):853-72.

 

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