Les peptides, qu'est-ce que c'est ? A quoi ça sert ?

Les peptides, qu'est-ce que c'est ? A quoi ça sert ?

Sommaire

  1. Les peptides sont sur le devant de la scène dans la communauté du bodybuilding et du fitness...
  2. Les peptides sont considérés comme des biorégulateurs par la biologie et les sciences médicales
  3. La whey ou lactosérum est composée de peptides dont la lactalbumine
  4. Votre whey protéine contient des peptides protecteurs sur le plan immunitaire
  5. Les peptides font l'objet d'études scientifiques très sérieuses pour leurs propriétés fonctionnelles
  6. Certains peptides agissent comme des neuroprotecteurs
  7. L'épitalon et le GHK-Cu sont impliqués dans le vieillissement cellulaire et moléculaire
  8. Discussion sur les peptides, l'avenir et leur utilisation...
  9. Interprétation sur la sécurité sanitaire et controverses...
  10. Nos connaissances sur les biorégulateurs peptidiques comportent de nombreuses lacunes
  11. Quels sont les perspectives d'avenir pour le domaine des peptides ?

Dans le milieu du bodybuilding ou du fitness, on parle beaucoup des protéines. Mais depuis quelques mois, un autre débat vient s'imposer à la communauté des sports de force et de musculation, c'est celui des peptides... 

 

Les peptides sont sur le devant de la scène dans la communauté du bodybuilding et du fitness...

 

Alors pourquoi les peptides alors que tout le monde sait qu'il ne s'agit pas d'une nouveauté, bien au contraire... A vrai dire, le sujet revient sur le devant de la scène du fait de l'évolution de la recherche scientifique et des discussions, souvent un peu légères, des influenceurs américains sur la nature et le métabolisme des peptides. 


Dès lors, les influenceurs français s'inspirent d'un discours qui ne leur appartient pas mais qu'ils déforment sans en comprendre la moitié. Par rapport aux USA, la différence de culture (de science et de législation) n'est jamais prise en compte par des jeunes qui parlent sans savoir à un public qui n'en sait pas plus qu'eux. Ce genre de situation en devient vite ridicule... 

 

Le domaine des peptides est complexe mais ils se définissent d'abord par leur fonction...

Essayons plutôt de faire preuve de raison en abordant un sujet qui peut s'avérer complexe s'il n'est pas correctement débattu. Si les acides aminés sont les briques du vivant, les peptides sont des assemblages assez simples de ces briques élémentaires (1). Par rapport aux protéines qui sont composées de centaines d'acides aminés, les peptides présentent des fonctions bien particulières.


Ces mêmes fonctions particulières sont actuellement étudiées par la science. Le rôle qu'ils peuvent jouer dans l'organisme dépend surtout de leur nature. Il dépend des acides aminés présents dans la molécule peptidique et de l'ordre dans lequel ces acides aminés sont disposés.


Ainsi, les peptides peuvent être composés de deux acides aminés (2) jusqu'à plus de 50, voire plus d'une centaine pour certains d'entre-eux, sans pour autant être considérés comme des protéines. En effet, il faut d'abord retenir que les peptides ont une (ou plusieurs) fonctions dans le corps humain.


Depuis le dipeptide composé de deux acides aminés (comme la dileucine et d'autres...) jusqu'aux peptides les plus complexes comme les hormones peptidiques par exemple (somatropine, insuline...), le sujet couvre un très large domaine de la biologie humaine...

 

Les peptides sont considérés comme des biorégulateurs par la biologie et les sciences médicales


De nombreux peptides agissent comme des biorégulateurs dans l'organisme. Cette dénomination de biorégulateurs indique donc expressément leur fonction. Ils régulent des processus complexes au cœur des cellules et des tissus organiques. Ajoutons que de nombreux messagers biologiques sont constitués d'acides aminés, de fragments d'acides aminés ou de peptides.


On leur donne d'ailleurs souvent à tort, le nom de protéines alors qu'il s'agit plutôt d'enzymes ou de dérivés peptidiques. De nombreuses hormones majeures, notamment l'insuline, l'hormone de croissance et ses dérivés comme l'IGF-1 et bien d'autres sont composés de peptides. On parle alors d'hormones peptidiques. 

 

En fonction de leur taille, la fonction des chaines peptidiques peut varier...

 

En fonction du nombre d'acides aminés liés dans un peptide et de leur nature, ces molécules peuvent présenter de multiples fonctions dans l'organisme en soutenant de nombreux processus biologiques. Ils peuvent agir en tant qu'antioxydants, anti-bactériens, anti-microbiens, anti-inflammatoires, anti-cancérigènes ou comme des modulateurs du système immunitaire (3, 4, 5).


Si le terme de biorégulateur s'avère particulièrement juste, les biologistes parlent aussi de protéines signal, ou protéines signalisantes mais il s'agit plus souvent de groupes peptidiques plus lourds. Autrement dit, peptides et protéines signalisant agissent de la même manière comme des molécules intimant la cellule d'agir ou de modifier son fonctionnement interne.


Qu'il s'agisse d'un dipeptide de deux acides aminés ou d'une chaîne de plus de 100 acides aminés, leur fonction est la même, agir et modifier le fonctionnement cellulaire.

 

Les biorégulateurs peptidiques agissent de manière autocrine, endocrine ou paracrine

Par définition, les biorégulateurs (peptides ou autres molécules signal) agissent de manière autocrine (régulation interne de la cellule), endocrine (communication à distance) ou paracrine (communication entre cellules voisines). Chaînes courtes d'acides aminés, les peptides peuvent agir comme des hormones, des neurotransmetteurs, des régulateurs du système immunitaire ou des agents anti-âge.


Dans le corps humain, les acides aminés s'assemblent

en peptides et en protéines :

- Depuis le dipeptide (2 acides aminés) jusqu'à plus d'une centaine (protéine), ils agissent en tant que biorégulateurs

- Les peptides jouent un rôle actif de signal cellulaire, de même pour les hormones peptidiques (une centaine d'acides aminés ou plus)

- Les peptides agissent sur la cellule de manière autocrine (régulation interne à la cellule)

- Les peptides sont constitués de chaînes spécifiques d'acides aminés, ce qui détermine leur fonction

- Le rôle de molécule signal des peptides les classe dans une famille proche des cytokines (protéines ou glycoprotéines), un rôle qu'ils partagent avec d'autres molécules, dont certains acides gras (adipokines) et protéines (interleukines, interférons, facteurs pro-inflammatoires...)

- Un autre rôle majeur des acides aminés est de s'assembler en protéine pour former les tissus du corps humain

- Les acides aminés peuvent aussi être convertis en énergie en cas de besoin 


Ajoutons également que vous consommez des peptides depuis votre naissance, sans même le savoir. En effet, le lait maternel est essentiellement composé de peptides puisqu'il renferme de la caséine et du lactosérum. Le lactosérum (ou petit-lait) est d'ailleurs totalement composé de peptides. Il s'agit aussi de la fameuse whey en poudre que vous buvez avant ou après l'entraînement de musculation. C'est d'ailleurs le cas pour le premier lait de l'enfant qui reçoit tout d'abord du colostrum, le précurseur du lait maternel.


Colostrum et lactosérum sont constitués de peptides. Par exemple, le colostrum contient des anticorps (peptides de type immunoglobuline) constitués de protéines, de peptides et donc, de séquences d'acides aminés. La whey que vous connaissez bien est donc elle aussi composée de peptides.

 

La whey ou lactosérum est composée de peptides dont la lactalbumine


La whey en poudre est composée d'albumines, un type de protéines solubles dites globulaires, du fait de leur conformation moléculaire en forme de sphères. Ainsi, nous retrouvons la bêta-lactoglobuline, l'alpha-lactalbumine, l'albumine de sérum bovin, de la lactoferrine ainsi que des immunoglobulines.


Hormis le fait que ces peptides apportent des acides aminés essentiels, en étant notamment une source d'acides aminés soufrés dont la cystéine, chacun d'entre-eux présente une ou plusieurs fonctions déterminées. Prenons simplement un exemple...


Par exemple, la bêta-lactoglobuline du lait (46) est majoritairement composée d'acides aminés essentiels. Une fois que les peptides de la protéine ont été séparés, ils participeront à la synthèse du glutathion, un des antioxydants majeurs de nos cellules. D'autre part, la bêta-lactoglobuline peut aussi servir au transport de la vitamine D, du rétinol mais aussi les acides gras du lait et ses triglycérides (ibid.).

 

Peptides du lactosérum (whey)

Votre whey protéine contient des peptides protecteurs sur le plan immunitaire

De manière générale, le lactosérum du lait de vache ou du lait maternel apportent des peptides protecteurs pour le nouveau né, étant donné que le système immunitaire des premiers nés est encore immature.

 

A l'opposé, la caséine sera assimilée plus lentement afin de nourrir le nourrisson sur plusieurs heures. Ainsi, l'apport en protéines (riches en acides aminés essentiels) et en peptides se complètent parfaitement sur le plan fonctionnel. Disons que la nature est bien faite...


Les peptides sont mieux assimilés que les acides aminés libres

 

Ajoutons que les peptides sont aussi plus facilement assimilés que les acides aminés libres. C'est pour cette raison que des protéines comme le collagène sont séparés en peptides par un procédé biochimique fort simple d'hydrolyse enzymatique. Autrement dit, des enzymes vont découper les protéines du collagène en petits peptides parfaitement assimilables. 


Une fois assimilés par l'organisme, les peptides de collagène peuvent parfaitement contribuer la synthèse des fibres de collagène ou d'élastine. En revanche, la plupart des peptides isolés agissent d'abord comme des biorégulateurs. A vrai dire, nous ne cessons de le répéter dans cet article.


De même, les chercheurs se sont rendus compte qu'une quantité très faible de collagène de type 2 (à partir de 40 mg seulement) agissait d'abord comme une molécule signal indiquant à l'organisme qu'il devait commencer à synthétiser du collagène. Là aussi, les peptides agissent en fonction d'un aspect de biorégulation...

 

Les peptides font l'objet d'études scientifiques très sérieuses pour leurs propriétés fonctionnelles

Ajoutons que la recherche scientifique qui s'est développée sur les peptides et leur rôle de biorégulateur n'est pas vraiment nouveau. Dans les faits, les chercheurs estiment que le corps humains contiendrait entre 100 à 300 000 peptides individualisés mais la recherche scientifique en aurait identifié à peu près 7000 environ, obtenant des indices (mais peu de certitudes) sur leur fonctionnalité dans l'organisme. 


Le corps humain synthétise plusieurs milliers de peptides différents chaque jour, il est donc impossible de les dénombrer avec précision. Si des milliards de combinaisons différentes sont possibles, l'être humain n'en utilise qu'une petite partie sur le plan fonctionnel, ce qui est déjà considérable.

 

La découverte de l'insuline en 1921 lancera la recherche sur les peptides et les biorégulateurs du corps humain

La science sur le métabolisme des peptides est encore assez jeune. Elle commencera réellement avec la découverte d'une hormone peptidique, celle de l'insuline en 1921 par Frederick Barting et Charles Best.

 

Le séquençage complet de l'insuline aura lieu en 1955 par Frederick Sanger qui obtiendra le prix Nobel. Cela étant, la recherche sur les peptides intéresse pourtant de près le domaine de la longévité et de l'innovation scientifique et médicale. 

 

La Thymaline, le premier peptide synthétique développé en 1977 par deux chercheurs russes, les Vladimir Khavinson et Morozov


En effet, l'émergence de la recherche scientifique sur les peptides a eu lieu dans les années 1970 et notamment en 1977 avec la découverte de la thymaline par deux chercheurs russes du nom de Vladimir Khavinson et Vladimir Morozov (6). Pour être plus précis, disons que la thymaline est un peptide artificiel développé par ces deux chercheurs à partir du thymus, une glande régulant le système immunitaire chez l'homme.


Vladimir Khavinson (7) est un chercheur russe au CV particulièrement impressionnant. Né en 1946, il est décédé récemment, en 2024. C'est une des figures les plus respectées dans le domaine de la recherche scientifique en gérontologie. Ses travaux sur le rôle et la fonction des peptides est des plus remarquables. La notion de peptides biorégulateurs est originaire des travaux de Vladimir Khavinson et de ses collègues.

 

Le chercheur russe va établir sa carrière scientifique dans l'étude des peptides impliqués dans la régulation des mécanismes du vieillissement. Il est encore aujourd'hui considéré comme le numéro 1 mondial de la recherche scientifique dans ce domaine. Les études cliniques élaborées par Vladimir Khavinson vont déboucher sur la synthèse ou la découverte de peptides géroprotecteurs, littéralement des peptides protecteurs contre les effets du vieillissement. 

 

40 ans de recherche scientifique vont aboutir sur des découvertes significatives...


Pendant 40 ans, de 1973 à 2013, Khavinson et ses collègues (principalement un autre chercheur russe bien connu du nom de Vladimir Morozov) vont découvrir une vingtaine de peptides différents et en synthétiser une quinzaine. Ces 40 ans d'études déboucheront sur de nombreuses applications de peptides biorégulateurs destinés à réduire le processus du vieillissement et de favoriser la longévité.

 

Ajoutons que Vladimir Khavinson est l'auteur de plus de 770 publications scientifiques. Ses travaux aboutiront sur la mise en application de 70 peptides différents.

 

La Thymaline sera le premier peptide anti-âge à être développé par les chercheurs russes

La thymaline est un peptide synthétique dérivée du thymus, une glande qui joue un rôle essentiel dans la régulation du système immunitaire. La thymaline joue un rôle crucial dans la régulation de la réponse immunitaire devant les menaces, ainsi que le maintien de la santé cellulaire.

Selon les chercheurs, la thymaline stimulerait la production des cellules T, des cellules du système immunitaire qui combattent les infections et maintiennent une réponse immunitaire équilibrée (47).

Les chercheurs ont découvert que la thymaline soutient la régénération cellulaire, dans le sens où elle serait bénéfique à la récupération et au ralentissement du vieillissement. Selon la recherche scientifique, la thymaline pourrait réduire les processus du vieillissement en améliorant le fonctionnement du métabolisme ainsi qu'en réduisant l'inflammation. Le peptide aurait été associé à une amélioration de la longévité et de la santé cardiovasculaire.

Des influenceurs un peu simplistes discutent souvent de sujets qu'ils ne comprennent pas

Les avancées de la recherche scientifique vont mettre en lumière d'autres peptides. Ces derniers font aujourd'hui l'objet d'une médiatisation excessive sur les réseaux sociaux, avec le renfort d'un discours peu maîtrisé par des influenceurs auto-proclamés.

La vulgarisation simpliste de ces influenceurs masque souvent leur ignorance de la science ou tout simplement, le fait qu'il reprenne le bavardage d'un vulgarisateur tout aussi simpliste. Au final, il ne reste pas grand chose du fait scientifique...

Le BPC-157, un peptide qui présenterait un potentiel de réparation des tissus

C'est par exemple le cas du BPC-157, un peptide aujourd'hui bien connu du grand public. Disons que de nombreuses chaînes de réseaux sociaux américaines ont fait la promotion de cette molécule. Des vidéos assez sérieuses et informatives côtoyaient des chaînes qui l'étaient beaucoup moins...

Commençons déjà par définir ce qu'est le BPC-157...

Le BPC 157, qu'est-ce que c'est ?

Le BPC-157 est un pentadécapeptide, c'est à dire qu'il est composé d'une chaîne de 15 acides aminés. BPC signifie Body Protective Compound ou Composé Protecteur de l'Organisme. Il a été découvert dans le suc gastrique du corps humain au début des années 1990.

Le BPC-157 a démontré sa capacité à favoriser la cicatrisation de différents tissus dans des études effectuées sur l'animal. C'est notamment le cas pour les tissus de la peau, des muscles, des os, des ligaments et des tendons. Cependant, son mécanisme d'action reste encore mal compris.

Ce que nous en savons, c'est qu'il présente des propriétés de cytoprotection, du moins chez l'animal. C'est à dire qu'il présenterait la capacité de protéger les tissus du corps humain, tant au niveau digestif qu'à d'autres niveaux.

Même si l'usage de ce type de peptides n'est pas encore autorisé chez l'homme, il n'en demeure pas moins vrai qu'il existe des preuves empiriques, apportées par des sportifs, faisant état d'un effet mélioratif sur la régénération des tissus musculaires après un entraînement de résistance.

A ce jour, des études pré-cliniques avancent un constat similaire tout en restant très prudentes (8).

Les données cliniques chez l'homme restent limitées concernant les effets de peptides

Les données disponibles sur ce peptide chez l’homme restent encore très limitées. Tant que des études cliniques bien élaborées n’auront pas été effectuées, le BPC-157 doit être considéré comme un produit expérimental. 

D'autres peptides, dont le TB-500, le TB-4 ou le CJC-1295 (15) ont également fait l'objet d'études dans le domaine orthopédique. Cependant, le nombre de ces études, précliniques pour la plupart, n'est pas suffisant pour démontrer leur intérêt thérapeutique potentiel ni leur innocuité sanitaire à plus ou moins long terme (16).

Nous savons par exemple que le TB-500 présenterait des effets similaires au BPC-157. Ce peptide favoriserait la migration cellulaire vers les sites de lésion. Il stimulerait l'angiogenèse par le biais d'une régulation à la hausse du VEGF.

Il pourrait libérer des médiateurs anti-inflammatoires qui modulent l'inflammation excessive. Il s'agit d'ailleurs d'un problème particulier et caractéristique des tissus âgés, là où une inflammation chronique de faible intensité entrave la cicatrisation (18).

Le BPC-157 serait un peptide cytoprotecteur qui présenterait un effet positif sur la récupération post-exercices

Disons que ces effets supposés sur la récupération post-entraînement des exercices de résistance a largement contribué à populariser le peptide BPC-157 (11, 12, 13) alors que la sécurité d'utilisation du BPC-157 à plus ou long terme ne soit toujours pas établie (ibid.). Les études sur l'homme sont peu nombreuses (moins de dix actuellement).

Tout ce que nous savons, c'est que les études effectuées sur l'animal démontrent une guérison accélérée des tendons, des ligaments, des muscles et des tissus gastro-intestinaux sujets à un dysfonctionnement lié à l'âge (19, 20).


Aucun effet secondaire n'a été détecté mais des études à large échelle ne permettent pas d'affirmer que le BPC-157, ou d'autres peptides, sont sûrs d'utilisation pour le moment.

Le BPC-157 présenterait un effet potentiellement neuroprotecteur

La recherche scientifique avance également que le BPC-157 pourrait présenter un aspect neuroprotecteur, notamment par la voie du GABA (14) mais aussi en exerçant un effet positif sur l'équilibre des neurotransmetteurs (9). Des études cliniques encore isolées ont tendance à démontrer que ce peptide exercerait un effet protecteur potentiel significatif sur le foie, les poumons ou les reins (10).

La recherche scientifique avance progressivement sur ce sujet et les applications probables suggérées par ces peptides. Disons que les peptides peuvent se regrouper en fonction de différentes familles, c'est à dire qu'ils ciblent différentes fonctions organiques : les tissus articulaires, musculaires, le système nerveux, la mémoire, le stress, l'inflammation ou les hormones comme la somatropine (hormone de croissance) et d'autres encore...

Selon une étude récente de Mavrych et de ses collègues (2026), la recherche sur les peptides en gérontologie permettrait probablement d'en comprendre les mécanismes et de mettre en place diverses applications afin de promouvoir un vieillissement en bonne santé (17).

Le TB-500 serait un régulateur anti-inflammatoire dont les mécanismes seraient similaires au BPC-157

Le TB-500 est un fragment synthétique de la thymosine bêta-4, un peptide lui-même formé de 43 acides aminés. Il intervient dans les processus de réparation des tissus. Le contrôle de l'inflammation serait également associé à la thymosine bêta-4. Elle intervient aussi sur la régulation d'une protéine, l'actine.

 

On la retrouve dans un nombre important de cellules de l'organisme (Goldstein et Kleinman, 2015). Pourtant, les données cliniques concernant le TB-500 se limitent à un seul essai de phase I portant sur la sécurité et la pharmacocinétique.


Les premières études sur ce peptide démontrent une augmentation de la migration des cellules vers les tissus endommagés. Le TB-500 stimulerait l'angiogenèse en activant le VEGF (Facteur de Croissance Endothélial Vasculaire) tout en favorisant la libération des médiateurs anti-inflammatoires, lesquels s'opposent à une inflammation excessive. Cet aspect prendrait d'ailleurs tout son sens dans le cadre de l'inflammation chronique à bas bruit (22), une problématique de santé particulièrement préoccupante avec l'âge.

Certains peptides agissent comme des neuroprotecteurs

Certains peptides présentent un effet potentiel sur le plan cognitif et de la neuroprotection. Là encore, le domaine de la gérontologie serait impliqué étant donné que le déclin cognitif représente l'un des aspects les plus redoutés à cause de l'âge, étant donné le déclin progressif du système nerveux.

 

En général, ce déclin cognitif passerait tout d'abord par une déficience mnésique légère jusqu'à l'apparition de maladies neurodégénératives potentiellement dévastatrices (23).


A cette fin, le Semax, un heptapeptide synthétique dérivé de l’ACTH (hormone adrénocorticotrope), présenterait un potentiel positif sur le vieillissement cognitif en agissant sur de multiples mécanismes neuroprotecteurs et d’amélioration cognitive (24).


Le premier effet du Semax s'exprime via une augmentation du taux de BDNF, le facteur neurotrophique dérivé du cerveau. Ce facteur de croissance du système nerveux est lié à la neuroplasticité. C'est un processus qui constituerait une défense efficace contre les dysfonctionnements neurovasculaires.

 

 

Semax, un peptide qui stimulerait les capacités cognitives...

Dès lors, le Semax favoriserait la survie des neurones, la plasticité synaptiques et la genèse des neurones (neurogenèse). Globalement, le Semax serait à même de réduire le déclin cognitif en favorisant les processus neurodégénératifs chez les personnes vieillissantes (25). Des études pharmacologiques ont également décrit les propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires du Semax (26, 27).


D'un point de vue gérontologique, des études cliniques russes ont prouvé l'efficacité du Semax dans le cadre des troubles cognitifs liés à l'âge. Dans cette optique, des patients âgés ayant été victimes d'un AVC ont bénéficié d'une amélioration médicalement constatée sur le plan de la récupération neurologique, suite à la prise de Semax (deux fois 6000 µg/jour pendant 10 jours puis 20 jours d'arrêt avant une nouvelle prise de 10 jours sous la même posologie). Leur fonction cognitive avait été améliorée, en parallèle aux soins médicaux standards (28).

 

Le Selank, un peptide similaire au Semax qui réduirait l'anxiété et le stress

 

Le Selank est un cousin proche du Semax, un heptapeptide présentant des propriétés de nootropes et d'anxiolytique. A vrai dire, il s'agit aussi d'un analogue synthétique d'un autre peptide, la tuffsine, un peptide modulateur du système immunitaire. Ses effets seraient proches de ce dernier.

 

Le Selank présente la séquence Thréonine-Lysine-Proline-Argine-Proline-Glycine-Proline.


Le Selank est un modulateur de l'interleukine 6, une cytokine pro-inflammatoire. Il est également impliqué dans le métabolisme de la sérotonine, un neurotransmetteur essentiel.

 

Tout comme le Semax, il entraînerait une élévation des BDNF, notamment dans l'hippocampe des rongeurs. Sur le plan clinique, le Selank a fait l'objet d'études pour ses propriétés cognitives et son rôle contre l'anxiété.

 

L'épitalon et le GHK-Cu sont impliqués dans le vieillissement cellulaire et moléculaire


Certains peptides, dont l'épitalon, le pinéalon ou le GHK-Cu (mis pour cuivre) présenteraient une influence sur le vieillissement cellulaire et moléculaire, selon certaines données de la recherche scientifique...


Quant à l'épitalon, c'est un peptide surtout connu pour son influence sur un mécanisme clé du vieillissement cellulaire, l'attrition des télomères de nos chromosomes. Tétrapeptide de séquence Alanine-Glutamine-Asparagine-Glycine, l'épitalon est dérivé de la glande pinéale ou synthétisé de manière synthétique. Il s'agit du peptide associé à la biologie des télomères le plus étudié par la recherche scientifique (29).


Les télomères sont constituées d'une séquence d'acides nucléiques non codante qui protège les terminaisons des chromosomes. Autrement dit, les télomères protègent les chromosomes d'une dégradation accidentelle ou liée à la menace oxydante des radicaux libres.

 

Epitalon télomères mélatonine

L'épitalon active la télomérase, une enzyme qui protège les télomères de nos chromosomes

L'épitalon active la télomérase, l'enzyme qui reconstitue les bases nucléiques terminales des chromosomes afin d'en augmenter la longueur. Ce processus permettrait d'augmenter la durée de vie de nos cellules, en allant au delà de la limite de Hayflick ; limite à partir de laquelle une cellule ne peut plus se diviser (29, 30).


Un autre processus métabolique est modifié par l'épitalon, celui de la glande pinéale et de la libération de la mélatonine. Avec l'âge, la mélatonine décroît, entraînant des troubles du sommeil, avec une augmentation du stress oxydatif (30, 31).

 

Une étude basée sur un apport de 0,5 mg d'épitalon par voix sublinguale pendant 20 jours avait amélioré la synthèse de mélatonine. L'épitalon avait également modulé l'expression des gènes circadiens Clock, Cry2 et Csnk1e, suggérant que ses effets géroprotecteurs sont liés à la restauration de la synthèse épiphysaire de la mélatonine et de la régulation circadienne.


Autre avantage induit par l'épitalon, c'est qu'il augmente l'activité des enzymes antioxydantes. C'est notamment la cas du SOD (superoxyde dismutase) et du glutathion peroxydase. Il renforce ainsi les défenses cellulaires contre les dommages oxydatifs liés à l'âge.

 

L'étude sur l'animal effectuée par Vladimir Khavinson suggère qu'il prolongerait la durée de vie médiane et maximale de 12 à 24 % de longévité des rongeurs (31).

 

Le GHK-Cu stimulerait la régénération des tissus cutanés

Le vieillissement des tissus cutanés est l'une des manifestations les plus visibles du vieillissement biologique. Il est caractérisé par une perte de collagène, une diminution de l'élasticité, une augmentation des rides ainsi qu'une cicatrisation altérée des plaies (32).

 

Tripeptide de séquence glycine, histidine, lysine complexé au cuivre, le GHK-Cu aborderait de multiples aspects du vieillissement cutané (33).


Le GHK-Cu est un peptide qui stimulerait la synthèse du collagène et de l’élastine, des protéines structurelles dont la présence diminue progressivement avec l’âge. Le GHK-Cu agirait contre le vieillissement cellulaire.

 

GHK-Cu peptide collagène esthétique

 

Selon ces premières recherches, nous estimons qu'il modulerait environ 31 % des gènes humains. Il entraînerait une régulation positive de la défense antioxydante, la réparation de l'ADN, le remodelage des tissus tout en régulant les gènes inflammatoires à la baisse (33).


Naturellement, bien d'autres peptides sont en cours d'études par la recherche scientifique. Cependant, nous ne pouvons pas nous étendre indéfiniment sur le sujet. D'autres articles seront rédigés en ce sens sur le blog conseils de YAM Nutrition. Essayons cependant de soulever quelques points essentiels sur ce sujet passionnant...

 

Discussion sur les peptides, l'avenir et leur utilisation...

L'application des peptides dans le domaine de la gérontologie ou dans d'autres domaines connexes, et notamment la recherche scientifique sur la longévité humaine, reflète des approches philosophiques et éthiques divergentes en matière d'intervention contre le vieillissement.

 

En outre, l’approche pharmaceutique traditionnelle, illustrée par de nombreux peptides, met l’accent sur la nécessité de recourir à des procédures rigoureuses d’approbation par les autorités sanitaires. 

 

Ces approbations devront reposer sur des essais contrôlés randomisés à grande échelle et le traitement de maladies spécifiques liées à l’âge (34). Cette approche conservatrice donne la priorité à la sécurité sanitaire et au respect de la réglementation. Cependant, cette approche pourrait peut-être limiter l'exploration de nouvelles interventions anti-âge.

 

La médecine de la longévité s'intéresse de près à plusieurs peptides...

A l'opposé, l’approche de la médecine de la longévité, telle qu'elle est répandue dans les cliniques anti-âge de par le monde, considère le vieillissement lui-même comme un processus modifiable pouvant faire l’objet d’une intervention (35).

 

Dès lors, les praticiens qui adoptent ce paradigme utilisent des peptides hors AMM (CJC-1295, Ipamorelin, BPC-157, TB-500...). Ils se basent sur des données précliniques ainsi qu'une expérience clinique anecdotique. Ils acceptent une plus grande incertitude en échange d'avantages potentiels pour la santé. 

 

Les données précliniques sur les peptides sont prometteuses mais leur sécurité d'utilisation n'est pas clairement définie...

Cette approche débouche sur de premières expériences cliniques avec des peptides prometteurs mais aussi, sur un manque de surveillance systématique de la sécurité et de validation de l'efficacité.

 

Cela étant, il serait difficile d'ignorer une troisième perspective ; celle qui émerge de la recherche gérontologique russe. En effet, les russes ont développé et utilisé cliniquement plusieurs peptides comme l'épitalon et le Semax pendant des décennies, cela avec un succès apparent (36).


Ces peptides sont largement utilisés en clinique dans les anciens États soviétiques. En revanche, le manque de validation occidentale indépendante crée de véritables défis épistémologiques – l'étude critique de la connaissance et de la science - quant à l'évaluation des preuves scientifique à disposition. 

 

Interprétation sur la sécurité sanitaire et controverses...

Disons tout d'abord que certains peptides ont été approuvés par l'agence de sécurité sanitaire américaine, la fameuse FDA. C'est par exemple le cas du tirzépatide et du bremelanotide étant donné que leur efficacité et leur sécurité ont été testées par le biais d'études cliniques à grande échelle, impliquant des milliers de participants (37, 38).


Certains peptides, dont notamment le BPC-157, le KPV et le TB-500 ont récemment fait l'objet de restrictions plus souples par l'agence américaine FDA. C'est à dire que que certaines compagnies pharmaceutiques pourront dorénavant produire ces peptides et que des patients pourront en bénéficier sous prescription médicale (39). Cependant, à l'heure où nous écrivons cet article, cette autorisation reste encore sous la possibilité d'une révision éventuelle.

 

Un nombre suffisant d'essais cliniques sur les peptides n'est pas encore atteint...

Mais d'une manière générale, les peptides non approuvés, malgré des données précliniques concrètes, manquent encore d’essais cliniques humains adéquats, notamment en termes de sécurité d'emploi sur le long terme (40).

 

Ajoutons que les préoccupations théoriques des chercheurs concernant les peptides angiogéniques** comme le BPC-157 ou le TB-500, lesquels favoriseraient potentiellement la vascularisation tumorale restent sans réponse, même si les études sur l'animal n'ont pas démontré une incidence accrue du cancer (41).


Disons que le peu d'études précliniques et cliniques sur les peptides que nous avons cité (BPC-157, épitalon, GHK-Cu, Semax...) bénéficient naturellement d'un encadrement en termes de sécurité sanitaire, ce qui n'est pas le cas des produits pouvant être proposés (à l'heure actuelle) sur un marché non réglementé.

 

Ni la pureté, ni, la stérilité ou l'uniformité des dosages ne peuvent être garantis, en particulier lorsqu'ils sont obtenus auprès de pharmacies de préparation ou de fournisseurs non réglementés.

 

Nos connaissances sur les biorégulateurs peptidiques comportent de nombreuses lacunes

Ajoutons pour finir que de nombreuses lacunes limitent sérieusement l'application des peptides sur l'homme si l'on devait se baser sur les données probantes actuelles obtenues sur les peptides à vocation gérontologique. Tout d'abord, les données de sécurité sur le long terme chez les personnes âgées sont pratiquement inexistantes concernant les peptides non approuvés. 


La plupart des études effectuées sur l'animal s'étendent sur des mois plutôt que sur des années, ce qui reste insuffisant à l'échelle humaine. D'autre part, l'expérience clinique obtenue chez l'être humain provient essentiellement d'essais à court terme ou d'une utilisation clinique non contrôlée (42).

 

Les posologies à recommander pour les peptides sont encore mal définies...

Ensuite, les posologies considérées comme optimales restent mal définies pour la plupart des peptides. Les protocoles actuels se basent sur des extrapolations précliniques ou des observations cliniques anecdotiques ou encore des études pharmacocinétiques* à dose unique, plutôt que sur des essais systématiques de recherche de dose (43).


Les schémas posologiques cycliques couramment utilisés en pratique clinique (se basant par exemple sur des cycles de 4 à 6 semaines coupés par des pauses) ne sont pas nécessairement justifiés sur le plan empirique, au-delà des préoccupations théoriques sur la désensibilisation des récepteurs ou la tolérance physiologique.

 

Les effets obtenus par des associations de peptides n'ont pas été étudiés sur le plan clinique

En outre, les effets des thérapies associées n'ont pas été étudiés. Le vieillissement organique et cellulaire implique de multiples mécanismes interconnectés. Ainsi, les chercheurs pourraient suggérer différents protocoles multi-peptidiques ciblant des voies complémentaires afin de produire des effets synergiques (44).

 

D'autre part, les questions en rapport à l'innocuité et à l'efficacité de ces protocoles peptidiques reste à étudier, avec un risque d'interactions inattendues ou de toxicités potentiellement cumulatives.


Enfin, les biomarqueurs permettant de surveiller l'efficacité et l'innocuité des peptides sont encore peu développés. L'existence de biomarqueurs fiables indiquant une modulation bénéfique des processus de vieillissement ne sont pas encore clairement définis (45). Par exemple, la longueur des télomères, les marqueurs inflammatoires et les horloges épigénétiques sont des biomarqueurs déjà prometteurs, mais ils nécessitent une validation dans le contexte des interventions peptidiques...

 

Quels sont les perspectives d'avenir pour le domaine des peptides ?

 

Disons tout d'abord que les cadres réglementaires occidentaux actuels reposent sur la démonstration d'une efficacité contre des maladies spécifiques plutôt que contre le vieillissement lui-même. Du moins, c'est le cas en ce qui concerne la recherche scientifique occidentale. La recherche scientifique sur les peptides serait donc face à un véritable défi car elle devrait démontrer des effets positifs sur la durée de vie en bonne santé (ibid.). 


Dans ce cadre, de nouveaux critères d'évaluation (mesures de la capacité fonctionnelle, survie sans incapacité ou réduction de l'âge biologique) permettrait l'approbation de ce qu'il faudrait dès lors interpréter comme de véritables thérapies anti-âge.


Toujours est-il que la validation clinique rigoureuse de nombreux peptides à partir d'essais cliniques bien conçus est à ce jour le besoin le plus essentiel. Des essais multi-centriques, randomisés et contrôlés par placebo portant sur le BPC-157, l'épitalon, le TB-500, le Selank ou le Semax chez les personnes âgées permettraient d'établir clairement leur efficacité et leur innocuité, en vue de les intégrer à la pratique gérontologique courante (42).


Naturellement, de tels essais cliniques nécessiteraient des investissements considérables. Ils pourraient cependant constituer de véritables innovations dans le cadre du vieillissement en bonne santé.



* Études pharmacocinétiques : Ces études analysent le comportement d'un médicament dans l'organisme en fonction de son absorption, de sa distribution, de son métabolisme et de son excrétion. Les résultats de ces études permettent de définir les doses et le rythme des administrations afin d'obtenir une efficacité optimale tout en réduisant le risque de toxicité.


** Peptides angiogéniques : Ce sont des peptides qui favorisent l'angiogenèse, autrement dit la synthèse de nouveaux vaisseaux sanguins à partir des vaisseaux déjà présents.


Attention : Les informations évoquées dans cet article sont uniquement données à titre informatif sur la recherche scientifique. Ils ne doivent en aucun cas se substituer à un avis médical professionnel, à un diagnostic ou à un traitement. Aucune des molécules évoquées dans cet article n'ont de valeurs de conseil médical, ni de prescription. Cet article n'a pas vocation à inciter à la consommation des molécules décrites ou d'autres substances. Consultez votre médecin ou un professionnel de santé qualifié pour toute question concernant un problème de santé éventuel.

 

Merci pour votre lecture,

Eric Mallet



FAQ


Qu'est-ce qu'un peptide ?

Un peptide est un assemblage d'acides aminés liés par des liaisons peptidiques. Deux à cinquante acides aminés peuvent être associés. Au-delà de 50 acides aminés, il s'agit d'une protéine. Il y a des exceptions à cette règle puisque des hormones peptidiques peuvent dépasser 50 acides aminés (insuline, hormone de croissance, IGF-1...).


Quel est le rôle des peptides dans l'organisme ?

Les peptides peuvent avoir différents rôles dans l'organisme. De manière générale, on distingue les peptides agissant comme des molécules signal (messagers cellulaires). C'est par exemple le cas pour les hormones peptidiques (insuline, IGF-1, hormone de croissance...) mais aussi d'autres peptides, naturels ou synthétisés en laboratoire. 


Certains peptides présentent un rôle structurel lorsqu'ils s'assemblent pour former des protéines. C'est le cas pour le collagène, la kératine ou l'élastine par exemple. Des centaines de protéines sont également constituées à partir de peptides.


D'autres peptides peuvent servir de transporteurs, notamment pour les oligo-éléments (manganèse, cuivre...).


Où peut-on trouver des peptides ?

Les peptides sont présents par dizaines de milliers dans le corps humain. Certaines protéines apportent des peptides, lorsque la protéine source a été hydrolysée par des enzymes par exemple (caséine ou whey hydrolysée...).


Certains peptides sont synthétisés de manière artificielle en laboratoire pour servir de base à la recherche scientifique (BPC-157, Mots-C, Epitalon, Pinéalon...) ou pour soigner les malades qui en ont besoin (insuline, glucagon, Hgh...).


Les peptides sont-ils bons pour la santé ?

Ce genre de question est trop généralisante et mérite une réponse très développée. S'il s'agit de peptides issus de protéines hydrolysées (lactosérum, caséine collagène...), ces peptides ne posent pas de problèmes pour la santé.


Certains peptides ne sont délivrés que sur ordonnance, du fait de leurs effets et de leur dangerosité potentielle s'ils sont utilisés à mauvaise escient ou détournés de leur usage spécifiquement médical.


En revanche, les peptides étudiés par la recherche médicale ne doivent pas être consommés par l'homme. Ces molécules sont réservés à la recherche médicale car elles n'ont pas encore fait la preuve de leur innocuité chez l'homme.


Y a t-il différents types de peptides ?

Oui, il existe trois différents types de peptides. Il y a des peptides transporteurs qui assurent le transport de certains minéraux dans l'organisme. Certains peptides jouent un rôle de signal pour activer différents processus cellulaires ou organiques. Il existe aussi des peptides inhibiteurs. 


Existe t-il des peptides pour prendre du muscle ?

Oui, certains peptides ou dérivés peptidiques permettent de prendre du muscle. C'est notamment le cas de l'hormone de croissance ou de ses dérivés, notamment l'IGF-1. Des peptides ou fragments peptidiques récemment découverts (tesamoreline, ipamoreline, CJC-1295...) permettraient aussi de prendre de la masse musculaire et de perdre de la graisse corporelle. Cependant, ces peptides sont réservés à la recherche scientifique. Leur utilisation chez l'homme n'est pas autorisée. 


Y a t-il une différence entre le collagène et les peptides de collagène ?

Le collagène fait référence à la protéine elle-même, celle qui est présente dans votre peau, vos tendons, vos muscles, vos os et vos articulations. Les peptides de collagène sont produits par la pré-digestion de la protéine par hydrolyse enzymatique. Présentée en poudre, la protéine de collagène est composée de peptides plus facilement assimilables par l'organisme. 

 

Existe t-il des peptides pour la santé de la peau ?

Oui, certains peptides, et notamment le GHK-Cu, est utilisé en cosmétique (crèmes, lotions...). Selon la recherche scientifique, ce peptide stimulerait la synthèse endogène du collagène et de l'élastine. Il agirait en renforçant la barrière du derme et de l'épiderme, ainsi que l'élasticité de la peau. 


Quand peut-on utiliser des peptides ?

A nouveau, cela dépend du type de peptide dont vous parlez. S'il s'agit de la whey ou du collagène hydrolysé, vous pouvez les consommer entre les repas ou un peu avant. 


Les peptides réservés à la recherche scientifique sont par définition, utilisables uniquement par les chercheurs et les professionnels de santé.

 

Où peut-on acheter des peptides ?

Certains peptides, issus des protéines, peuvent s'acheter partout dans le commerce, qu'il s'agisse de peptides de collagène ou de lactosérum hydrolysé (whey hydrolysate). Naturellement les peptides cités dans cet article (Epitalon, BPC-157, TB-500...) ne peuvent pas être achetés par des particuliers. Leur fabrication et leur achat es réservé aux chercheurs en biologie ainsi qu'aux professionnels de santé. 

 

Quels sont les peptides disponibles actuellement dans le commerce ?

Mis à part la whey hydrolysée et les peptides de collagène, peu de peptides sont actuellement disponibles. Seul le GHK-Cu est autorisé dans le cadre des cosmétiques mais la plupart des peptides discutés dans cet article ne sont pas disponibles dans le commerce. 

 

 

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