La glycine, un acide aminé trop souvent oublié...
Sommaire
- D'abord considérée comme un neurotransmetteur, la glycine agirait sur un nombre élevé de métabolismes
- La glycine est l'acide aminé le plus simple que nous pouvons trouver dans la nature
- La glycine, un acide aminé fondamental et polyvalent...
- Est-il préférable de prendre de la glycine ou du collagène ?
- Glycine et études scientifiques...
- Les effets de la glycine contre la dyslipidémie, l'obésité et le syndrome métabolique
- La glycine réduirait la croissance des tumeurs et des cytokines inflammatoires chez l'animal
- Glycine et résistance à l'insuline
- Une supplémentation en glycine aurait-elle un effet sur le diabète ?
- Les effets de la glycine sur la santé cardiovasculaire et l'hypertension
- Quels sont les effets antioxydants de la glycine ?
- La glycine, et la L-sérine, neutralise l'homocystéine
- La glycine est-elle un acide aminé lié à la longévité ?
- Quelle quantité de glycine peut-elle être supplémentée chez l'être humain ?
- Existe t-il des contre-indications à la supplémentation en glycine ?
- Conclusions générales sur la glycine...
La glycine fait partie des acides aminés protéinogènes, reconnus et codés comme tel par notre code génétique. C'est à dire que la glycine est nécessaire à la synthèse des protéines du corps humain, le collagène étant la plus connue d'entre-elles. C'est aussi l'acide aminé le plus simple des 20 autres amino acids protéinogènes, au point qu'il ne présente pas d'orientation particulière. Elle est ni dextrogyre (D comme les glucides : D-ribose...) ni lévogyre (L comme L-leucine par exemple). Sur le plan moléculaire, la glycine est composée d'une fonction amine et d'une fonction acide (COOH + NH2) liés à un simple atome de carbone avec un atome d'hydrogène de part et d'autre comme radical, impossible de faire plus simple... Pourtant, sa simplicité moléculaire ne l'empêche pas d'être l'un des acides aminés les plus utiles du corps humain...
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D'abord considérée comme un neurotransmetteur, la glycine agirait sur un nombre élevé de métabolismes
D'abord considérée comme un neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux (en 1965), la recherche scientifique a démontré son implication dans de multiples métabolismes du corps humain. Source d'azote (NH2), la glycine participe au maintien de l'anabolisme musculaire ainsi qu'à la synthèse des milliers de protéines présentes dans le corps humain. Elle est considérée comme faisant partie des acides aminés non-essentiels. En effet, elle peut être synthétisée à partir du L-tryptophane ou de la L-cystéine, voire de la choline ou de la L-sérine après plusieurs conversions enzymatiques. Cependant, la plupart des études scientifiques démontre son intérêt en tant que supplément nutritionnel. Le fait que la glycine soit considérée comme non-essentielle est donc scientifiquement critiquable. Ainsi, son implication dans de nombreux métabolismes clé du corps humain (insuline, rôle anti-oxydant, anti-inflammatoire...) démontre l'importance de cet acide aminé élémentaire pour la santé des personnes, qu'elles soient sportives ou sédentaires...
La glycine est l'acide aminé le plus simple que nous pouvons trouver dans la nature
La simplicité moléculaire de la glycine en tant qu'acide aminé n'enlève rien au fait qu'il s'agit certainement de celui qui présente le plus d'intérêt pour les sportifs ou les sédentaires. C'est une réalité scientifiquement constatée étant donné que la glycine intervient sur de nombreux métabolismes cruciaux chez l'être humain. C'est notamment le cas pour la synthèse endogène des protéines. Elle intervient sur la formation du collagène, une protéine présente partout dans l'organisme. Les os, les tendons, les ligaments, les muscles ou les tissus conjonctifs ont un besoin constant de collagène. De même, la glycine est un substrat nécessaire à la synthèse de nombreuses molécules biologiques nécessaires au fonctionnement normal du corps humain, au-delà des protéines...
Chez l'homme, le taux normal de glycine sérique est approximativement de 300 µM mais un taux de 900 µM peut être atteint sans causer d'effets secondaires notables, tel que mesuré par les études scientifiques. A l'opposé, une insuffisance en glycine peut être observée chez des malades. Une chute de la concentration en glycine, en sérine et en cystéine peut aussi être constatée chez des patients souffrant de diverses pathologies (Jeevanandam et al. 1989).
La glycine est un acide aminé polyvalent, substrat de nombreuses molécules organiques et cellulaires
En cas de besoin en énergie, la glycine peut être simplement dégradée en glucose ainsi qu'à synthétiser de la créatine puisqu'elle constitue un des trois acides aminés nécessaires à sa synthèse (avec la méthionine et l'arginine). Hormis le fait qu'elle agisse en tant que neurotransmetteur, la glycine intervient sur la synthèse des porphyrines et de nucléotides fondamentaux comme les purines. Les porphyrines sont des molécules qui participent au transport de l'oxygène dans l'organisme. Elles font partie de l'hémoglobine des globules rouges mais aussi de la chlorophylle dans le règne végétal. Sur le plan digestif, la glycine intervient aussi sur la synthèse des acides biliaires.
La glycine est peu présente dans l'alimentation courante même protéinée...
En général, la glycine est un acide aminé assez peu présent dans l'alimentation quotidienne mais... En tant que premier constituant du collagène, vous ne pourriez consommer assez de glycine que si vous manger régulièrement des aliments riches en collagène comme de la peau de poulet ou de la gélatine. De manière endogène, la glycine peut aussi être synthétisée à partir d'autres acides aminés comme la sérine, voire de la choline, mais ce métabolisme ne permettrait pas d'obtenir suffisamment de glycine, comme la recherche scientifique l'a démontré (Meléndez-Hevia E et al. 2009). De manière endogène, l'acide aminé sérine permet la formation de la glycine à partir d'une enzyme, la sérine hydroxyméthyl-transférase. Dans tous les cas, l'alimentation constitue toujours le premier apport du corps humain en glycine.
La glycine est nécessaire à de multiples fonctions cellulaires et organiques
Si l'on en croit les classifications réductionnistes de la nutrition et des "nutritionnistes", la glycine devrait être classée dans les acides aminés non-essentiels. Cependant, la recherche scientifique a tendance a souligner le rôle majeur de la glycine, notamment à souligner l'état de carence chronique que peut subir l'être humain (Meléndez-Hevia E ibid.). Cela étant, la glycine n'est pas seulement l'acide aminé de base des protéines de collagène puisqu'elle intervient sur bien d'autres métabolismes.
Disons que sa simplicité moléculaire en fait la base de multiples molécules et qu'ainsi, ces molécules peuvent intervenir sur de multiples processus organiques et cellulaires. De manière fondamentale, c'est le cas pour l'énergie étant donné que la glycine est nécessaire à la synthèse de la créatine. Cette molécule bien connue est nécessaire au maintien de la libération immédiate d'énergie musculaire. Naturellement, sans créatine, la vie humaine serait particulièrement problématique, tant sur le plan musculaire que cognitif. Plus encore, la glycine est utilisée pour la synthèse de l'hémoglobine et du hème en particulier. Autrement dit, cet acide aminé intervient aussi sur la respiration cellulaire en permettant le transport de l'oxygène.
La glycine, un acide aminé fondamental et polyvalent...
Sédentaires ou sportifs, les consommateurs de compléments alimentaires connaissent surtout la glycine comme étant un élément de base du collagène. Protéine fondamentale du corps humain, le collagène se décline en 28 types différents, même si le type I reste largement le plus majoritaire. En général, une molécule de glycine se répète toutes les trois molécules de la protéine. Les 27 autres types de collagène ne se différencient du premier que par de légères différences de structure moléculaire.
Si la glycine participe à l'élaboration du collagène de vos articulations ou de la créatine qui recycle l'ATP, elle jouera également un rôle tout aussi essentiel à la longévité de vos cellules puisqu'elle est nécessaire à la synthèse du glutathion, un tripeptide antioxydant cellulaire fondamental, tout comme peut l'être le SOD ou la vitamine C. En effet, la recherche scientifique a démontré depuis bien longtemps que le glutathion jouait un rôle essentiel contre les radicaux libres pouvant entraver le fonctionnement cellulaire normal et probablement, d'influencer positivement la durée de vie de chaque cellule. Si la question de la longévité dépend de la protection antioxydante de nos cellules, c'est loin d'être le seul critère.
Bien d'autres processus cellulaires et organiques sont liés de près ou de loin à la longévité humaine. Cela étant, une protection efficace contre les radicaux libres ferait partie de l'équation.
Glycine et synthèse de la créatine
Comme vous le savez, la glycine est nécessaire à la synthèse de la créatine. A l'inverse, si vous prenez un supplément de créatine monohydrate, votre organisme sollicitera moins profondément ses réserves de glycine pour la synthétiser. Il s'agirait donc d'un avantage indirect de la créatine lorsqu'elle est supplémentée. De la même manière, si vous prenez un complément alimentaire de glycine, vous apportez l'acide aminé nécessaire à la synthèse endogène de la créatine à votre corps. Autrement dit, cet acide aminé primaire joue un rôle essentiel sur la libération d'énergie instantanée en facilitant le recyclage de l'ATP par le biais de la phosphocréatine. Cependant, une étude scientifique menée par Barcelos et ses collègues (2016) indique qu'un supplément de créatine monohydrate serait préférable par rapport à la glycine cristallisée dans le cadre des sports de force et de musculation. A priori, c'est assez logique, étant donné le lien direct entre la supplémentation en créatine et son stockage endogène dans la masse musculaire.
Est-il préférable de prendre de la glycine ou du collagène ?
Glycine ou collagène, tout dépend de ce que vous recherchez exactement. L'un comme l'autre peuvent être supplémentés, en fonction de vos objectifs. S'il est vrai que la glycine est à la base du collagène, celle-ci a bien d'autres fonctions métaboliques. Si vous prenez du collagène hydrolysé en poudre, ce complément alimentaire vous aidera à synthétiser le vôtre alors que la glycine sera utilisée pour bien d'autres processus organiques et cellulaires essentiels. Si le collagène intervient sur une large majorité de tissus (ligaments, tendons, articulations, os, muscles, tissus conjonctifs...), la glycine présente d'autres rôles organiques, cellulaires et métaboliques (synthèse de la créatine, de l'hémoglobine, anti-inflammatoire, sensibilité à l'insuline...).
Mais dans la plupart des cas, la glycine a démontré qu'elle pouvait être supplémentée pour alimenter le corps dans de nombreuses situations physiologiques et métaboliques. Certaines études cliniques lui prêteraient même un effet anti-âge et longévité très intéressant, tant chez les sédentaires que chez les sportifs. Cet effet anti-vieillissement ne serait pas seulement lié aux effets antioxydants indirects de l'acide aminé, ni à ses effets anti-inflammatoires. En revanche, la supplémentation en collagène aurait plutôt pour objectif de contribuer à la santé articulaire ou à la santé de la peau.
Un complément alimentaire de collagène hydrolysé apporte t-il de la glycine et comment ?
Si vous prenez du collagène hydrolysé en poudre vous apportez nécessairement de la glycine à votre organisme. Mais dans ce cas, la glycine est lié en peptides à d'autres acides aminés. Votre organisme s'en servira d'abord pour refaire son propre collagène plutôt que de déconstruire les peptides en acides aminés libres. Des études scientifiques ont par exemple prouvé qu'une petite quantité de collagène de type II activait la synthèse endogène du collagène. Cela vaut dire que quelques grammes de cette protéine hydrolysée agissait comme un activateur de la synthèse endogène du collagène. Autrement dit, si vous prenez du collagène en poudre, votre corps refera du collagène mais il n'irait pas extraire systématiquement la glycine des chaînes peptidiques pour autant.
Si votre objectif est de favoriser le métabolisme de la glycine de manière globale (énergie, glutathion, synthèse du collagène...), prenez de la glycine en poudre. S'il s'agit de vos articulations ou de votre peau, prenez du collagène en poudre...
Glycine et études scientifiques...
Les études scientifiques impliquant la glycine sont particulièrement nombreuses. Des essais ont été effectués in vitro sur différents types de cultures cellulaires, démontrant les effets bénéfiques d'un apport en glycine, notamment pour le foie, les reins, le système immunitaire, les cellules du cœur, des intestins, des vaisseaux sanguins et d'autres encore... Des études sur l'animal ont également été effectuées, notamment sur la santé du foie (réponse inflammatoire, survie après une greffe...), la santé des reins (pression artérielle, filtration glomérulaire...), sur la concentration des triglycérides et du plasma sanguin, sur le système digestif et immunitaire...
Les études cliniques seraient nombreuses, notamment sur le plan neurologique (déficit cognitif, démence, psychose, schizophrénie...) et d'autres pathologies encore. Naturellement, si vous souffrez d'une des pathologies citées ci-dessus, il est bien évident que devez vous conformer aux prescriptions médicales de votre médecin et éviter toutes formes d'automédications.
Comment agit la glycine dans l'organisme ?
Pour exercer ses effets au niveau cellulaire, la glycine se lie à différents récepteurs comme le font de nombreuses molécules. N'entrons pas ici dans les détails car ils dépassent l'objet de cet article. Naturellement, ces récepteurs sont retrouvés sur la membrane neuronale de la moelle épinière (rôle de neurotransmetteur), sur les cellules tubulaires proximales rénales (santé des reins), les hépatocytes (santé du foie), les cellules endothéliales (paroi interne des vaisseaux sanguins), les poumons, les cellules de l'estomac et des intestins (Danysz et al. 1998). Quant à ses effets sur l'organisme, ils méritent que l'on y consacre quelques paragraphes...
Les effets de la glycine contre la dyslipidémie, l'obésité et le syndrome métabolique
Des études cliniques ont été effectuées avec la glycine, indiquant de manière significative qu'elle pouvait s'avérer utile ou protéger contre plusieurs maladies liées au syndrome métabolique, contre l'obésité et la dyslipidémie. Par exemple, une étude comparant 30 sujets atteint du syndrome métabolique contre placebo sur la base d'une supplémentation de 15 grammes par jour de glycine pendant 3 mois a montré que cet acide aminé pouvait modifier l'activité de certains des paramètres liés à ce trouble de santé, avec une baisse de la tension artérielle ainsi qu'une augmentation du cholestérol HDL (Diaz-Flores et al. 2013).
Un supplément de glycine réduirait l'accumulation des graisses dans l'organisme
La glycine ajoutée à un modèle de rat nourri au saccharose et atteint de sclérose en plaques réduirait la présence des acides gras non estérifiés dans le plasma sanguin, les triglycérides, la graisse intra-abdominale et la pression artérielle (El Hafidi et al. 2004). L'alimentation des rongeurs contenait un apport de 1 % de glycine dans l'eau potable. Ils ont été supplémentés pendant un mois. Une diminution de la graisse intra-abdominale, associée à une réduction de l'hypertrophie adipeuse, ainsi qu'à une réduction des triglycérides circulants et des acides gras totaux dans les adipocytes a été constatée. Le mécanisme précis par lequel la glycine inverse l'hypertrophie des adipocytes (cellules de graisse) ne serait pas complètement connu par les chercheurs.
La glycine pourrait jouer un lien indirect sur la perte de poids, le risque de surpoids et d'obésité
Cependant, il pourrait y avoir un lien direct entre la taille des adipocytes et la quantité de triglycérides. La réduction de l'hypertrophie grâce au traitement à la glycine pourrait être due à la réduction du nombre total d'acides gras dans les adipocytes. Rappelons tout simplement le rôle de la glycine dans le métabolisme énergétique, par le biais d'une réduction en glucose ou de la synthèse en créatine. Cela contribuerait à expliquer comment un supplément en glycine réduit le stockage des graisses dans l'organisme, tout simplement par une augmentation indirecte de l'énergie libérée, associée à la perte augmentée des calories liées à ce métabolisme.
Autre fait intéressant à retenir sur cet acide aminé, une étude sur des souris obèses supplémentés par un régime moyennement riche en protéines avec de la taurine et de la glycine permettrait d'obtenir un profil lipidique amélioré (Tastesen et al. 2014).
La glycine réduirait la croissance des tumeurs et des cytokines inflammatoires chez l'animal
Nous savons que les cytokines (protéines messagers) inflammatoires libérées par les adipocytes telles que les TNF-α, interleukine 6 (IL-6), interféron gamma (IFN-γ) et IL-1B réduisent la synthèse des protéines du muscle squelettique avec une augmentation de la concentration intracellulaire des ions calcium, entraînant une dégradation de la masse musculaire. Ces caractéristiques sont présentes chez l'animal cancéreux. Cependant, l'étude de Ham et ses collègues (2014) fait état d'une réduction de la croissance tumorale chez l'animal, avec une perte de graisse corporelle ainsi qu'une préservation de la masse maigre après des injections subcutanées de 1 g/kg de glycine pendant 21 jours. La réduction de la charge inflammatoire et oxydative, ainsi que la baisse de l'expression des gènes associés à la dégradation de la masse musculaire expliquerait cet effet mélioratif lié à la supplémentation en glycine.
Glycine et taurine participent à la formation des sels biliaires
La glycine et la taurine participent à la synthèse de l'acide biliaire, résultant sur la formation des sels biliaires solubles dans l'eau. Entre autres, chez des rongeurs nourris à partir d'un régime alimentaire sans cholestérol mais enrichi avec 1,5% de glycine, le taux plasmatique sanguin de cholestérol total et de triglycérides avait diminué.
La glycine pourrait modifier l'équilibre insuline/glucagon, lequel est associé à une baisse d'activité des enzymes hépatiques lipogéniques (synthèse des adipocytes) (Iritani et al. 1986). Cette modification hormonale favorable pourrait réduire la synthèse et l'excrétion des lipoprotéines par le foie ainsi que la libération des triglycérides (Park 1999). De manière plus générale, la glycine est un acide aminé nécessaire à de nombreuses voies métaboliques essentielles pour lesquelles elle constitue un bloc de construction essentiel (Jackson et al. 2002).
Glycine et résistance à l'insuline
La concentration de glycine dans le plasma et le sérum sanguin sont généralement réduits chez les sujets présentant une résistance à l'insuline, en particulier chez les personnes obèses (Newgard et al. 2009). D'autres modèles d'animaux ont démontré que la concentration sanguine en glycine était également réduite et associée à une dysfonction des cellules bêta-pancréatiques avec une réduction de la masse du pancréas (Renner et al. 2012). De là, les chercheurs supposent qu'une baisse du taux de glycine dans le sérum sanguin pourrait être un marqueur de la sensibilité à l'insuline. Ainsi, les chercheurs supposent qu'il est probable que l'impact de la glycine sur l'adiposité et la résistance à l'insuline pourrait s'expliquer par une amélioration de la sensibilité à l'insuline et/ou une augmentation de la capacité antioxydante et anti-inflammatoire (Gannon et al. 2002).
En outre, la glycine est à même de stimuler la libération du glucagon en agissant sur les cellules alpha du pancréas, sans stimuler celles de l'insuline (Li et al. 2013). Plus encore, la glycine pourrait prévenir la résistance à l'insuline ainsi que les maladies inflammatoires en réduisant la concentration de leptine, élevant la production d'insuline tout en améliorant la résistance cellulaire à l'insuline (Alarcon-Aguilar et al. 2008).
Une supplémentation en glycine aurait-elle un effet sur le diabète ?
Le diabète de type 1 et 2 sont des maladies complexes et dont l'impact sur le fonctionnement normal de l'organisme est multiple, entraînant divers troubles métaboliques. Les résultats d'études à ce sujet sont tout aussi variés. Cela étant, les effets délétères causés par le diabète sont bien connus. Il s'agit par exemple du phénomène de glycation, ou pour parler simplement, de l'effet de caramélisation des protéines avec les sucres, entraînant des altérations fonctionnelles majeures des vaisseaux sanguins. Les molécules créées par la glycation sont appelés produits terminaux avancés de la glycation.
Selon cette étude scientifique, une supplémentation en glycine préviendrait la glycation des protéines tout en réduisant les dommages générés sur les parois des vaisseaux sanguins (Lezcano et al. 2006).
La glycine pourrait-elle réduire les conséquences graves d'une aggravation du diabète ?
Les conséquences de ce phénomène peuvent entraîner l'apparition de la cataracte chez les diabétiques, voire de la cécité, sans oublier les nombreux troubles métaboliques liés à la détérioration progressive des vaisseaux sanguins. Concernant la cataracte, une étude basée sur une supplémentation en glycine a démontré qu'elle pouvait réduire sa formation en produisant un effet anti-glycation des protéines (Ramakrishnan,, Sulochana 1993). Des études cliniques ont démontré que la glycine réduisait l'hémoglobine glyquée chez les diabétiques de type 2 (Carvajal et al. 1999).
Chez des patients diabétiques de type 2, un apport 20 grammes de glycine par jour pendant 6 mois avait entraîné une réduction significative des triglycérides ainsi qu'une augmentation du cholestérol HDL, sans modification des lipoprotéines à faible densité (LDL). En revanche, une baisse du cholestérol LDL accompagnée d'une augmentation du cholestérol HDL a été constatée (Muñoz-Carlin et al. 2010).
Les effets de la glycine sur la santé cardiovasculaire et l'hypertension
Des preuves solides démontrent que la glycine protégerait contre une large variété de maladies cardiovasculaires, notamment contre l'hypertension et l'ischémie*. Sur l'animal, la glycine a démontré qu'elle présentait un effet mélioratif sur la pression artérielle (Jackson et al. 2002). Comme des chercheurs l'ont constaté, la glycine est directement impliquée dans la synthèse du collagène et de l'élastine. Ces protéines sont nécessaires à la formation des vaisseaux sanguins de large diamètre comme l'aorte du cœur par exemple. Selon l'hypothèse de chercheurs, une synthèse réduite de ces protéines pourrait donc entraîner une modification des propriétés élastiques des vaisseaux sanguins, entraînant le développement progressif de l'hypertension (Baños, et al. 2008).
Des études effectuées sur des rongeurs démontrent qu'une alimentation enrichie avec 1% de glycine avait tendance à augmenter la présence de fibres élastiques des vaisseaux sanguins, contribuant à la vasodilatation nécessaire à la baisse de la pression artérielle.
De même, des chercheurs indiquent que la glycine pourrait réduire la croissance des cellules endothéliales**. Elle agirait indirectement sur la croissance des tumeurs puisque la prolifération de ces cellules est nécessaire à la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins. Ces mêmes vaisseaux sont indispensables à l'alimentation et à la prolifération des tumeurs.
Quels sont les effets antioxydants de la glycine ?
Les effets antioxydants de la glycine sont moins connus du grand public, voire même des sportifs les mieux renseignés. Toujours est-il que les processus complexes qui nous permettent de libérer de l'énergie cellulaire entraînent aussi la formation de nombreux radicaux libres. Ainsi, les radicaux libres intracellulaires sont invariablement générés par des enzymes telles que les eNOS, le NADPH Oxydase, le cytochrome p-450 et d'autres encore... Là aussi, la glycine a un rôle à jouer contre les radicaux libres comme l'hydrogène peroxyde et d'autres oxydants cellulaires. Par exemple, des rongeurs supplémentés en glycine (100 mg/kg) ont bénéficié d'une baisse de la peroxydation des graisses du foie et des reins (Alcaraz-Contreras et al. 2011). En outre, la glycine bloquerait la formation des radicaux libres en maintenant l'activité des enzymes antioxydantes.
En effet, nous savons que la glycine est un composant essentiel du glutathion. Antioxydant majeur, il est composé de L-glutamate, de L-cystéine et de glycine. Il est considéré comme un composant majeur du système de défense antioxydant nécessaire à la protection des tissus. Le glutathion agit contre les effets néfastes des radicaux libres libérés dans le cadre d'une réponse inflammatoire. Le glutathion est nécessaire aux processus de détoxification cellulaires et organiques. Il présente aussi des effets indirects en agissant comme un piégeur de radicaux de radicaux libres (Bilzer et al. 2002). Une production optimale du glutathion est considérée comme critique au moment d'une réponse inflammatoire, d'une part pour maintenir les défenses antioxydantes mais aussi en tant que source intracellulaire majeure de cystéine (Grimble et al. 1992). A l'opposé, une carence en glutathion renforcerait le stress oxydatif.
Des enzymes utilisant le glutathion neutralisent les radicaux libres
Les peroxydases glutathion, comme son nom l'indique, sont une famille d'enzymes qui neutralisent les radicaux libres en se basant sur le glutathion. Cette famille de quatre enzymes est présente dans toutes les cellules du corps humain. Elles bloquent l'accumulation du peroxyde d'hydrogène à l'intérieur des cellules en les désactivant. Durant ces processus, une quantité importante de glutathion est oxydé, menant à une baisse brutale de la concentration en glycine. Là encore, la glycine démontre son utilité dans le cadre de la neutralisation cellulaire et intra-cellulaire des radicaux libres.
De la même manière, une étude où des rongeurs ont été supplémentés avec 1% de glycine ont démontré une augmentation d'activité de l'enzyme SOD, elle aussi nécessaire à la neutralisation des radicaux libres et toxines qui endommagent l'organisme. La catalase, une autre enzyme protectrice, pourrait elle aussi profiter d'une supplémentation en glycine. De plus, le vieillissement a tendance à réduire la présence et l'efficacité du glutathion. Un apport conjugué en cystéine (NAC) et en glycine pourrait inverser cette tendance (Nguyen et al. 2013).
La glycine, et la L-sérine, neutralise l'homocystéine
L'étude de Sim et de ses collègues démontre que la glycine, ainsi que la L-sérine, neutralisent l'homocystéine. Cette molécule est un dérivé inévitable du métabolisme de la méthionine. Un taux élevé d'homocystéine est généralement considéré comme néfaste à la santé, notamment sur le risque de maladies cardiovasculaires comme l'AVC ou l'infarctus du myocarde (Wald DS, et al. 2002). Naturellement, la méthionine est un acide aminé indispensable à la synthèse des protéines du corps humain. Cependant, la recherche scientifique a tendance à affirmer qu'un taux d'homocystéine élevé pourrait s'avérer problématique, précisément pour les raisons que nous venons d'évoquer. La sérine présenterait le même effet mélioratif sur l'homocystéine, ainsi que le triméthylglycine en tant que donneur de groupes méthyles. Ces molécules jouent effectivement un rôle de neutralisation de l'homocystéine.
Quels sont les effets de la glycine sur la santé rénale ?
De nombreuses études sur l'animal et des cellules rénales ont également démontré que la glycine présentait un effet positif mesurable et significatif sur les différents critères liés à la santé des reins. Des effets positifs ont notamment été constaté sur la réduction de la détérioration de la fonction rénale. De plus, la glycine induirait une diminution de la résistance vasculaire rénale ainsi qu'une augmentation conséquente du taux de filtration glomérulaire. Une autre étude démontre que la glycine provoquerait une vasodilatation rénale et protègerait les cultures de tubules proximaux contre les lésions hypoxiques (lésions liées à un manque d'oxygène).
De manière expérimentale, l'ajout de glycine à 1 % dans l'eau potable d'un modèle de souris a démontré que la glycine réduisait considérablement l'albuminurie (albumine présente dans les urines) et qu'elle améliorait la clairance de la créatinine. Le traitement à la glycine a réduit l'expression de la cyclooxygénase (enzymes synthétisant des molécules inflammatoires) et les niveaux de prostaglandines dans les reins dans ce modèle expérimental. D'autres résultats suggèrent que la glycine pourrait moduler l'expression et l'activité des cyclooxygénases (et donc de l'inflammation). Elle favoriserait un état anti-inflammatoire tout en diminuant la vasoconstriction des artères rénales, ce qui contribuerait à protéger la fonction rénale et la tension artérielle (Soodvilai et al. 2007).
La glycine présente t-elle un effet sur la fonction hépatique ?
Diverses études ont également été effectuées sur la glycine en relation à la fonction hépatique. Des études sur l'animal ont démontré que la glycine pouvait neutraliser certaines enzymes (protéases) et améliorer le temps de survie de rongeurs qui avaient subis une transplantation (Schemmer et al.1999). Naturellement, les études sur l'animal ne sont pas forcément transposables sur l'être humain mais elles nous informent des processus physiologiques en jeu dans un organisme fortement similaire avec un certaine précision. De manière générale, les scientifiques admettent que la glycine présenterait une influence sur le métabolisme de l'acide arachidonique, un acide gras lié aux processus inflammatoires par le biais des prostaglandines.
Quelques grammes de glycine joueraient-ils un rôle positif sur le sommeil et la récupération ?
Du fait de son rôle de neurotransmetteur, des chercheurs ont effectuées des études cliniques afin de déterminer si la glycine pouvait agir sur le sommeil, la relaxation du système nerveux et la récupération. Des études effectuées contre placebo ont cherché à démontrer si quelques grammes de glycine pouvait favoriser un sommeil réparateur (Kawai et al. 2015).
La glycine est-elle un acide aminé lié à la longévité ?
La glycine est carencée chez la plupart des personnes alors qu'elle intervient sur de nombreux métabolismes liés au fonctionnement énergétique, respiratoire, digestif, antioxydant, rénal, hépatique, circulatoire et cutané. Nous pourrions donc penser que la glycine est un acide aminé qui pourrait sérieusement compter en termes de longévité. Nous savons que la glycine est associée de près aux mécanismes antioxydants de l'organisme au niveau cellulaire, intracellulaire et organique.
Elle contribue de manière significative à réduire le stress oxydant dans l'organisme par le biais du glutathion, des enzymes liées au glutathion ainsi que le SOD. Le vieillissement cellulaire ayant tendance à entraîner une baisse du glutathion, un apport en glycine pourrait donc s'avérer pertinent en ce sens. Des études scientifiques effectuées sur l'animal ont essayé d'apporter des preuves sur le lien qui pourrait exister entre la glycine et la longévité (Miller et al. 2019), seule ou avec le NAC (N-acétyl L-cystéine).
Un apport quotidien suffisant en glycine pourrait être associé indirectement à la longévité
Nous avons également vu que selon les chercheurs, cet acide aminé élémentaire présentait un intérêt non négligeable contre la résistance à l'insuline ainsi que dans le cadre du diabète. De la même manière, une supplémentation en glycine présenterait un avantage significatif quant à la santé du foie, du pancréas et des reins, des organes sensibles au dysfonctionnement lié au vieillissement général de l'organisme. Indirectement, la glycine jouerait aussi un rôle complexe dans le cadre de l'hypertension et de la santé vasculaire.
Directement ou indirectement, cet acide aminé exercerait un effet protecteur contre les maladies du syndrome métabolique, de l'obésité, de l'inflammation chronique ainsi que des maladies cardiovasculaires. Nous savons aussi que la glycine, comme la L-sérine, contribuerait à neutraliser l'homocystéine, un dérivé toxique du métabolisme de la méthionine dans l'organisme. Ces éléments, et d'autres encore, nous font penser que la glycine présenterait un intérêt particulièrement intéressant pour la santé de l'ensemble de la population, sédentaire ou sportive.
Quelle quantité de glycine peut-elle être supplémentée chez l'être humain ?
Chez la plupart des personnes, la glycine pourrait être supplémentée sur une base de 5 à 15 grammes par jour. C'est une quantité de glycine généralement considérée comme raisonnable et qui est généralement conseillée. Sur le plan clinique, des dosages allant jusqu'à 90 grammes par jour pendant plusieurs semaines ont été supplémentés sans effets secondaires sérieux mais cela n'est pas transposable de manière réaliste chez l'homme de tous les jours (Lunz et al. 2005). En termes de supplémentation, de futures études cliniques devront encore déterminer le dosage approprié pour cet acide aminé.
Existe t-il des contre-indications à la supplémentation en glycine ?
La glycine présente un effet inhibiteur du système nerveux car elle agit comme un neurotransmetteur. Naturellement, les personnes atteintes d'un trouble de santé lié au système nerveux central ou une maladie d'ordre psychiatrique (schizophrénie, TOC, névropathie, psychose...) devrait consulter leur médecin ou un professionnel de santé avant de prendre de la glycine.
Est-il possible que la glycine présente un danger pour la santé ?
La plupart des oiseaux de mauvaise augure ou des ignorants qui craignent même la vitamine C en comprimés auront tendance à vous dire qu'un supplément de glycine pourrait s'avérer néfaste pour la santé. La méfiance systématique envers ce qui n'est pas connu a souvent tendance à s'installer profondément, même contre des faits démontrés sur le plan scientifique. Il serait pourtant préférable de se référer à la recherche avant de répondre à cette question. En effet, il se trouve qu'aucune étude scientifique clinique ou réalisée sur l'animal avec des dosages réalistes ne démontre d'effets néfastes liés à cet acide aminé, pris seul ou avec d'autres nutriments.
La glycine peut être supplémentée de manière sécure mais il faut garder à l'esprit qu'en tant qu'acide aminé, elle n'est pas seule. Des dosages trop élevés de glycine n'auraient donc aucun sens. Retenons plutôt que la glycine serait plutôt carencée que surabondante, comme l'affirment certaines études scientifiques sérieuses. Une supplémentation raisonnable présenterait donc un intérêt pour nombre d'individus. A l'opposé, les contre-indications semblent rares, sauf celles qui seraient liées au système nerveux, comme exposées plus haut. La glycine intervenant sur de nombreux métabolismes, dont celui des protéines et de la synthèse de l'énergie musculaire par la synthèse de la créatine, il est donc fort peu probable que quelques grammes de glycine présentent un impact négatif sur la santé.
Conclusions générales sur la glycine...
Si la glycine ne fait pas forcément partie des molécules les plus étudiées, de nombreuses études scientifiques ont démontré que le plus simple des acides aminés pouvait présenter un intérêt particulièrement significatif lorsqu'il était supplémenté. Intervenant sur de nombreux métabolismes (constituant du hème et indirectement de l'hémoglobine, de l'acide biliaire, de nombreuses protéines structurelles comme le collagène et l'élastine), la glycine est également lié à la synthèse immédiate de l'énergie cellulaire en tant que constituant de la créatine, avec l'arginine et la méthionine. Dans l'alimentation, les aliments riches en glycine sont assez rares (dinde, porc, peau du poulet, gélatine...). Comme nous l'avons vu dans cet article, une supplémentation en glycine présenterait des avantages potentiels sur un panel assez large d'utilisations sportives ou sédentaires.
La glycine présente des effets directs et indirects sur l'inflammation et le stress oxydatif
L'un des effets les mieux connus de la glycine serait celui par lequel elle agit contre l'inflammation et la réduction du stress oxydatif. A cette fin, elle présenterait un effet protecteur contre une large variété de substances chimiques au niveau cellulaire et organique, au niveau du foie ou des reins. De la même manière, elle pourrait être supplémentée avec le NAC (N-Acétyl L-Cystéine), la L-leucine ou l'acide alpha lipoïque, comme le suggère la recherche scientifique.
Il est rare qu'une substance aminée naturelle présente autant d'intérêt pour les sportifs que pour les sédentaires...
Premier acide aminé du collagène, un apport exogène en glycine présenterait un intérêt non négligeable pour les pratiquants de la musculation, des sports de la force ou de l'endurance. En effet, le caractère ubiquitaire de la glycine, tant pour la synthèse du collagène dans les ligaments, les os, les tendons ainsi que les muscles, en fait probablement un des compléments alimentaires les plus utiles. D'autre part, La recherche scientifique tend à démontrer que les carences en glycine sont plus fréquentes qu'on ne le croit (Meléndez-Hevia E, et al 2009). Un complément alimentaire présenterait donc d'autant plus d'intérêt dans ce cas.
La glycine n'est pas une panacée mais elle peut être considérée comme un bon complément alimentaire
Faut-il pour autant considérer que la glycine est un remède contre les douleurs articulaires, les tendinites, l'arthrose ou d'autres troubles de santé ? Rien n'est moins sûr dans ce cas, du moins lorsqu'elle est prise seule. La recherche scientifique apporte déjà des réponses mais il serait plus sage de ne pas en extrapoler les résultats. Cependant, la glycine cristallisée en poudre fait partie des compléments alimentaires les plus simples et les plus abordables du marché de la nutrition sportive. Cela étant, la glycine peut être supplémentée autant par les sportifs que les sédentaires, avec les mêmes effets...
Terminons par dire que les faits exposés en relation à des études scientifiques, cliniques ou sur l'animal ne le sont qu'à titre d'information uniquement. Ils n'impliquent aucunement que ces faits puissent être transposables à des cas individuels sains ou pathologiques.
* L'ischémie caractérise une insuffisance (ou un arrêt) de la circulation sanguine, privant les cellules de leur alimentation en nutriments.
** Les cellules endothéliales composent l'endothélium, une couche de tissus interne des vaisseaux sanguins. Ces cellules sont en contact direct avec le sang en circulation. Les cellules endothéliales jouent plusieurs rôles essentiels à l'intégrité des vaisseaux sanguins.
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Eric MALLET
Spécialiste en Nutrition Sportive