definition-des-complements-alimentairesL’émergence des premiers compléments alimentaires date des années 1930/1940, lorsque les progrès de la chimie et de l’industrie agroalimentaire ont permis d’obtenir des concentrations notables en micronutriments. Il suffisait ensuite de les inclure dans une gélule ou une capsule. C’est d’ailleurs aux USA que les premières marques comme Solgar ou Now Foods ont commercialisés les premiers suppléments dans les années 1940. Depuis cette époque, l’industrie a bien évoluée, permettant d’obtenir certains produits riches en micronutriments alors qu’il n’était pas possible de les fabriquer auparavant. C’est notamment le cas pour les oligoéléments et d’autres molécules présentes en petites quantités comme les vitamines et les minéraux.

Ajoutons que les progrès de la recherche scientifique ont aussi permis d’obtenir des molécules artificielles, notamment pour les vitamines et d’autres substances, en parallèle à l’essor de la pharmacie. Les coûts sont moindres pour les molécules artificielles mais la qualité nutritionnelle est la plus souvent moindre. Disons également que certaines molécules connues depuis longtemps comme la créatine par exemple, n’a été commercialisée à grande échelle que dans les années 1990. La qualité de fabrication du monohydrate de créatine d’abord médiocre, a ensuite évoluée fort heureusement vers une pureté nettement plus élevée. L’évolution industrielle de la filtration des macronutriments nous a ensuite permis d’obtenir les protéines en poudre que nous connaissons.

Aujourd’hui, un problème se pose quant à certifier de l’innocuité des excipients et additifs dans les compléments alimentaires

Lorsque vous cherchez à proposer un complément alimentaire de qualité acceptable, plusieurs problèmes se posent, d’une part en ce qui concerne la durabilité et la conservation du produit, et d’autre part, de la faisabilité technique de ce même complément. Cette faisabilité repose en partie sur la capacité des machines géluleuses à se servir d’une poudre qui ne colle pas dans la tuyauterie, permettant ainsi d’encapsuler ou de créer des gélules denses et compactes prêtes à la consommation. Pour obtenir ce résultat, le fameux magnésium stéarate est largement utilisé dans les laboratoires des fabricants. Il s’agit en quelque sorte d’une forme de lubrifiant efficace et peu coûteux. Un acide gras saturé, l’acide stéarique, est lié au magnésium, ce qui nous donne bien du stéarate de magnésium. Il faut aussi savoir que l’acide stéarique provient essentiellement de la distillation industrielle de l’huile de palme, ce qui n’est pas non plus un critère de confiance alimentaire. Ce stéarate de magnésium est donc ajouté aux nutriments afin de fluidifier la mise en capsules (ou en gélules) en évitant l’effet de tassement et d’encrassement des conduites. Cependant, lorsqu’il s’agit des effets potentiellement néfastes sur la santé du magnésium stéarate, nous n’avons aucun certitude scientifiquement établie sur cette molécule.

Le magnésium stéarate est comparable à un lubrifiant qui réduit les risques de grippage des machines d’encapsulation

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Le magnésium stéarate ne présente aucun intérêt nutritionnel… – Image Pixabay.com

En effet, le magnésium stéarate est absolument inassimilable par l’organisme. Il ne présente donc aucun intérêt sur le plan nutritionnel. En outre, les effets secondaires potentiels liés à cette forme inadéquate de minéral ne sont pas bien connus par la recherche scientifique. Des cas de troubles digestifs ont déjà été signalés mais aucun donnée n’existe pour l’instant sur les effets du magnésium stéarate sur le long terme. Plus inquiétant encore, les fabricants ne sont pas tenus d’indiquer la quantité d’additifs contenue dans leurs préparations. La loi ne vous protège donc pas sur le plan sanitaire, ce qui n’est pas rassurant. Et comme pour brouiller encore un peu mieux les cartes, le stéarate de magnésium est aussi appelé E572, sel de magnésium d’acide gras ou “stearic acid” + magnésium en anglais. Scientifiquement, rien n’est clair ni ne garantit que le magnésium stéarate soit inoffensif pour votre santé. Méfiez-vous de ce type de “magnésium” qui n’en est pas vraiment un. Seulement, le dioxyde de titane inquiète certainement encore plus…

Le dioxyde de titane, un excipient controversé potentiellement dangereux sera finalement interdit en 2020

Même si le dioxyde de titane (E171) est aujourd’hui définitivement interdit, il faut aussi rappeler qu’il constitua l’excipient le plus largement utilisé par l’industrie agro-alimentaire, cosmétique et des compléments alimentaires pendant de très nombreuses années. Le dioxyde de titane pose de nombreux problèmes de santé aujourd’hui démontrés, notamment par la taille des particules dont il est composé. Il s’agit en effet de micro-particules et de nano-particules dont la taille leur permet de se retrouver dans tous les tissus. Les nano-particules de dioxyde de titane passent d’ailleurs aisément la barrière hémato-encéphalique, ce qui pourrait poser de sérieux problèmes pour la santé du système nerveux et du cerveau en particulier. Dès lors, il n’est plus tolérable de les retrouver dans les compléments alimentaires ou d’autres produits liés de près ou de loin à l’alimentation.

L’ANSES avait déjà rendu un avis sur les risques liés au dioxyde de titane sur la santé en 2017

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Le magnésium stéarate et le dioxyde de silicium n’ont aucune place dans les compléments alimentaires

De plus, le dioxyde de titane est désormais classé dans la liste des composants cancérogènes probables (CIRC). A vrai dire, cette mauvaise histoire dure déjà depuis quelques années. Un organisme de santé officiel, l’ANSES, avait déjà rendu un avis sur la présence des nano-particules de dioxyde de titane dans l’alimentation en 2017. L’ANSES a ensuite publié un nouvel avis en 2019 sur les risques de santé liés à cet additif. Au niveau cellulaire, ces nano-particules présentent un effet oxydatif particulièrement néfaste, au niveau de l’ADN lui-même et de sa réparation. En outre, le dioxyde de titane est d’autant plus dangereux que ses particules sont extrêmement petites. C’est d’autant plus vrai pour les particules de taille du nanomètre, comme nous l’avions dit. Un autre facteur de risque aggravant est également lié à l’hyper-perméabilité intestinale, un problème de santé devenu très fréquent à notre époque. Il s’agissait donc de l’interdire, ce qui finira par être acté en 2020.

Magnésium stéarate et dioxyde de silicium ne se retrouvent pas dans nos compléments alimentaires

Aujourd’hui, le dioxyde de titane est fort heureusement interdit. Cependant, d’autres additifs seraient potentiellement nocifs, d’autant plus que nous n’avons pas de données scientifiques sérieuses sur leurs effets à moyen et à long terme. A ce titre, nous pensons évidemment au risque de cancer mais il existe bien d’autres maladies (intestinales, hépatiques, rénales…) impliquées dans le problème des nano-particules. De nombreuses associations, médecins et chercheurs vous en parlerons de manière exhaustive et justifiée sur le plan scientifique.

Chez YAM Nutrition, nous refusons systématiquement ce genre d’additifs et d’excipients qui n’ont rien à faire dans les compléments alimentaires que nous vous proposons. Nous sommes certains que les suppléments nutritionnels doivent contribuer à votre santé et non pas la compromettre, à stimuler la performance physique et sportive mais pas au prix de votre santé. A cette fin, il s’agit de nous assurer que nos suppléments nutritionnels vous apportent le meilleur que la nutrition puisse vous apporter qu’il s’agisse de la farine de patates douces ou le Virilis V2.

A nouveau, nous vous remercions pour votre confiance en YAM Nutrition.